Athletisme Le premier relayeur des Belgian Tornados est passé à deux doigts de la catastrophe.

Placé pour la première fois de sa carrière au 1, ce dimanche à l’Euro en salle de Belgrade, Robin Vanderbemden avait une mission : lancer idéalement le relais 4x400m en s’assurant d’une bonne position au rabattement et en transmettant le témoin à Julien Watrin au sein du trio de tête. Contrat rempli mais… l’intéressé a eu chaud !

Après un premier tour mené tambour battant, le Serésien de 23 ans a été dépassé par son concurrent polonais avant d’être attaqué par son homologue turc. Auquel il résista non sans avoir trébuché ! Le témoin vacillera même dans sa main jusqu’à la sortie du dernier virage, moment où Robin Vanderbemden poussera le bâton contre sa hanche pour le stabiliser enfin.

"Il a effectué un vrai numéro de jonglage pour se sortir de cette situation", confirme François Gourmet, son entraîneur. "Je crois qu’à force de viser le relâchement à tout prix, Robin finit peut-être par l’être un peu trop, et cela a failli lui coûter cher."

Le spectre de Portland 2016, lorsqu’il avait lâché le témoin suite à un contact fortuit, a, en effet, brièvement resurgi. Sans dommage cette fois. "Si ce scénario s’était répété, cela aurait catastrophique pour lui !", résume le coach liégeois. "Il assure que Portland n’a pas laissé de traces au plan mental, mais..."

Rien n’est cependant mal fait et Robin Vanderbemden, qui avait disputé la finale mondiale du 4x400 m en 2015, s’est emparé d’une belle médaille d’argent avec les Belgian Tornados à l’issue de cette finale. "Dans l’ensemble, il a fait une bonne prestation", souligne François Gourmet. "Il fallait un costaud au départ et il a eu le désavantage de partir en aveugle, ce qui explique qu’il soit parti si vite, un peu trop même quand on voit la marge qu’il possédait au rabattement. Jacques (Borlée) savait, par ailleurs, que Robin avait travaillé la base cet hiver mais pas du tout le côté résistance, le lactique. Il n’a donc pas été surpris de voir qu’il a été beaucoup moins fort dans la deuxième partie de course. Certainement en partant à cette allure-là..."

Voilà le sprinter de Tilff plus riche d’une expérience.