Basket Ce samedi à 17h30, à Fribourg et face à la Suisse, les Belgian Cats entameront un parcours qui, dans le meilleur des cas, pourrait les mener jusqu’à Tokyo et aux Jeux Olympiques de 2020…

Un petit mot d’explication s’impose : Au terme de leurs six rencontres de poule, les joueuses de Philip Mestdagh devraient normalement se qualifier sans problème pour l’Euro 2019 qui se déroulera en Lettonie et en Serbie. A condition de réitérer leur exploit de Prague ou, à défaut, de terminer au moins dans les cinq premières de cet Euro, ce serait la voie ouverte à une participation au tournoi pré-Olympique qui en mai 2020 qualifiera une bonne part des douze nations qui pourront participer aux Jeux de Tokyo. Le chemin est donc encore long et difficile mais pas impossible pour ce groupe qui a désormais conscience de ses potentialités.

Pour autant, il convient d’abord d’appréhender chaque rencontre de ce tour qualification et donc ce premier match en Suisse avec humilité, sérieux et envie. Et là, on peut faire confiance au duo Mestdagh-Cornia pour rappeler aux Cats ces valeurs fondamentales. « Il leur faudra être mentalement prêtes à être bousculées et aller au combat car cette équipe suisse, elle ne lâche rien. A défaut de posséder des joueuses de taille, les Suisses a fait de l’engagement et de l’agressivité défensive leur fond de commerce. Elles seront là sur toutes les balles ! Il faut rappeler que l’an dernier elles n’ont été battues que de quelques points en Russie, ce qui est quand même une référence. Il ne faut donc pas prendre les choses à la légère car dans un match comme cela, cela peut aller très vite et des écarts se creuser rapidement si on n’est pas d’emblée prêts à y aller » avertit Pierre Cornia, l’assistant de Mestdagh qui résume « On ne doit pas craindre les Suisses mais on doit les respecter. Avant de penser à développer du beau jeu, il faut d’abord gagner !»
Ce nouveau rôle de favori, il convient désormais de l’assumer.

« Je pense qu’avec les mentalité du groupe et l’expérience acquise, les filles sont prêtes. Elles sont fières du groupe, de ce qu’elles ont fait à Prague mais surtout il y a cette envie évidente de se retrouver, de revivre cela. Effectivement, on doit assumer ce statut mais c’est pour grandir encore. Là, on a un ou deux ans devant nous pour asseoir définitivement le statut de cette équipe à condition de poursuivre dans cette dynamique du succès. Et cela, ca commence par ces matches de qualification » poursuit Cornia.
Seule petite ombre au tableau, Julie Allemand - qui avec les Cats n’a décidément pas de chance – devra finalement faire l’impasse sur ce premier match, toujours en raison de ses petits soucis au niveau du coude droit. Au niveau du Staff, on espère toujours pouvoir l’aligner mercredi à Courtrai face à l’Allemagne.