Basket La défaite à Alost reste en travers de la gorge du nouveau GM du Spirou.

Samedi soir, le Spirou a sombré dans l’ambiance festive et carnavalesque d’Alost. Après un premier quart catastrophique (28-5), les Carolos ont tenté de renverser la vapeur, mais il était déjà trop tard pour eux. Un début de match complètement raté, un peu à l’image de la mentalité affichée par les joueurs. "On a vu durant ces dix minutes tous nos problèmes, explique Sébastien Bellin, le nouveau manager général du club. Cette mentalité où tu reçois un coup mais ce n’est pas grave. Ce n’est pas la fin du monde, ce n’est qu’un match."

Une manière de voir les choses qui ne convient pas du tout aux dirigeants carolos. "On n’est plus en Europe ni en Coupe de Belgique et si on continue comme ça, on sera hors du championnat. C’est inacceptable pour un club comme Charleroi."

Et si rien ne change rapidement, des têtes pourraient tomber au Spiroudôme. "Je ne vais pas mettre un sparadrap sur une plaie. Il faut d’abord la guérir. Je leur laisse encore deux matches (Louvain et Anvers) pour réagir et si rien ne change, il pourrait y avoir des sanctions !" Des sanctions ? "Oui, des joueurs pourraient être virés, c’est clair. Quand un travailleur fait mal son boulot dans une entreprise, c’est ce qui arrive. On ne peut pas accepter que des professionnels, des gars qui sont payés pour jouer au basket, fassent preuve d’un tel laxisme."

Clairement, Sébastien Bellin attend une réaction des joueurs mais, surtout, un changement de leur mentalité. "Ce n’est pas une question de talent. On l’a vu, quand on joue un peu, on est capable de facilement placer des 8 ou 9 à zéro. Mais on ne voit plus cette culture de la gagne à Charleroi. J’aimerais voir des joueurs arriver tous les jours une demi-heure avant le début de l’entraînement. Et si tu rates des shoots en match, tu t’entraînes pour qu’ils rentrent après. Je ne demande pas quelque chose de dramatique : juste qu’on se donne à 100 %. À Charleroi, certains ont été habitués à avoir la belle vie et je veux un changement complet d’approche des matches", conclut Sébastien Bellin.