Basket Après Manu Ginobili il y a quelques jours, c'est au tour du pivot français de raccrocher ses baskets pour profiter d'une nouvelle vie

C'est fidèle à son image, cool, relax et entouré de ses potes, que Boris Diaw, le pivot français, a officiellement annoncé qu'il rangeait définitivement ses baskets, confortablement installé dans bateau avec Tony Parker et Ronny Turiaf.

Boris Diaw, c'est tout simplement un OVNI du basket mondial. Avec son physique atypique à souhait, il a en quelque sorte révolutionné le basket. Si aujourd'hui, tous les pivots sont presque capables de faire des passes décisives, à son époque, c'est lui qui a instauré ce nouveau poste que l'on nomme à présent le "point forward", une sorte de pivot qui joue le rôle de meneur sur le terrain. Lui qui culminait à "seulement" deux mètres était capable de monter la balle, de dribbler, de prendre des shoots longues distances sans oublier de lâcher quelques caviars dont se sont régalés tous ses coéquipiers tout au long de sa carrière.

Mais voilà: à 36 ans, après 18 saisons professionnelles et 247 sélections en équipe nationale, celui que l'on surnomme "Babac" prend sa retraite. A coup sûr, il laissera un grand vide dans le monde du basket (qu'il ne va certainement pas quitter des yeux), lui qui a été l'un des précurseurs du basket moderne. Et son palmarès a de quoi laisser rêveur. On vous laisse juger: Champion d'Europe en 2013 avec les Bleus, champion NBA avec les San Antonio Spurs en 2014 aux côtés de "TP" sans oublier deux titres de champions de France en 2001 et en 2003 avec Pau-Orthez, puis quatorze saisons passées en NBA entre 2003 et 2017.


© DR

Avec les félicitations de ses amis

Une carrière qui ne laisse forcément pas indifférent et ses désormais anciens coéquipiers en équipe de France ont tenu à lui rendre hommage. "Pour une inspiration, un coéquipier, un frère. Merci Boris pour tout ce que tu as pour moi sur et en dehors du terrain. Profite de l’après et si un jour tu as besoin de quelqu’un pour piloter le bateau, je suis là", lui a lancé Rudy Gobert. "Bon vent Capitaine Babac ! Merci pour tout ce que tu as fait pour notre sport. N’oublie pas que j’attends toujours l’autographe que tu m’as promis lorsque tu as joué contre Le Havre et que j’avais 13 ans", a surenchérit Nicolas Batum.

© DR

Vincent Collet, le sélectionneur de l'équipe de France, a lui aussi tenu à saluer l'incroyable carrière de Babac. "Boris Diaw fait partie d’un petit groupe de joueurs dont l’impact qu’il aura eu sur l’Équipe de France restera gravé à jamais dans la mémoire collective. Pour les fans, il y a bien sûr le grand joueur et l’homme généreux, sympathique. Pour nous membres du staff, et moi en tant qu’entraîneur, il représente l’incarnation du capitaine au quotidien, toujours tourné vers les autres pour les aider à performer et se sentir à l’aise dans un groupe. Nul n’est indispensable mais nous allons vite nous apercevoir de son absence. Pour toutes ces années ensemble, plutôt que le remercier, je dirais juste que c’était génial !"

Et Evan Fournier de conclure avec une photo qui en dit long avec comme commentaire: "Une poignée de gars à avoir marqué l'histoire du basket et inspiré des générations de jeunes basketteurs tricolores comme tu l'as fait... bonne retraite et merci pour tout Boris Diaw."

© DR