Basket

Mons 81 68 Brussels | Les Renards ont dû sortir un nouveau gros match pour venir à bout des Bruxellois.

Que faire lorsque l’équipe est moins tranchante sur le parquet ? S’en remettre à Tre Demps évidemment. Samedi soir, l’arrière américain (33 pts dont 21 en 1re mi-temps) a une nouvelle fois pris le jeu à son compte lorsque les Montois étaient malmenés par les gars du Brussels.

"En début de match, on n’était pas du tout dans ce que je demandais. On les laissait faire du camping et griller des saucisses dans la raquette", pestait Daniel Goethals qui a toujours le don de la formule. "On revient notamment grâce à du scoring de Demps puis on s’est rendu compte qu’il fallait défendre. On a commencé à sortir le Brussels de son fauteuil et puis on a pu avoir un jeu de transition avec de la rapidité."

Une fois la machine lancée, les hommes de Laurent Monier étaient en grande difficulté. "Comme souvent depuis le début de la saison, nous avons un gros passage à vide qui nous coûte cher. Cette fois-ci, c’était dans le deuxième quart-temps (NdlR : 29-9 pour Mons)", soupirait le coach bruxellois. "Pour le reste, nous avons fait plus ou moins jeu égal. Je regrette la contribution du banc. Quand on a commencé les rotations, ça nous a fait mal. Et dans ces creux, on enchaîne des erreurs défensives inhabituelles. On encaisse et ça nous coupe les jambes parce qu’on a besoin de rythme pour être efficace offensivement."

Menant de dix unités à la pause (42-32), les locaux ont ensuite parfaitement géré leur avance, l’augmentant même jusqu’à 17 longueurs dans le dernier acte (33e). Le Brussels avait beau tout essayer, il était écrit que ces Montois ne pouvaient pas perdre. "On aurait peut-être pu tuer le match deux ou trois fois mais le plus important était de gagner parce que je ne vais plus avoir à jouer le Brussels dans les 6 ou 7 prochaines semaines", souriait Daniel Goethals.

L’équipe de la capitale s’est en effet renforcée avec les arrivées de Lionel Bosco - qui retrouvait déjà son ancien club samedi - et de Mike Smith.

"Lionel va nous apporter de l’organisation et de la stabilité", analyse Laurent Monier. "Quant à Smith, c’est est un guerrier. Offensivement, il va nous amener une solution supplémentaire parce que nous avons souvent tendance à donner la balle à Harrell pour le regarder jouer."

Ces renforts auront sans doute le don de réveiller le Brussels et de durcir encore davantage le championnat.

"Cette ligue est vraiment intense. Dès qu’il y a un jour où tu es un peu moins bien, tu ramasses. Sans un excellent match, on ne peut plus gagner. Comme l’année dernière, on risque encore d’avoir une bagarre incroyable toute la saison", conclut Daniel Goethals qui emmènera ses Renards ce mardi à Pristina (Kosovo) pour un match importantissime en vue de la qualif. Dans le même temps, les Bruxellois iront défier le Keravnos Nicosie à Chypre