Basket La manche retour a lieu lundi à Neder mais la tâche s’annonce insurmontable

Ce n’est pas une secousse, c’est un séisme qu’il faudrait d’ici lundi pour empêcher la formation allemande de rallier la Basketball Champions League à l'issue de ce troisième et dernier tour préliminaire. Il n’y a en effet pas eu photo entre les équipes qui se sont affrontées dans la MHP Arena, une salle davantage propice que Neder à la pratique du basket de haut niveau.

Non conforme en cas de qualification, la petite salle bruxelloise aurait dû être échangée l’espace de sept rencontres par la mons.arena, le Palais 12 et causer un beau casse-tête logistique aux dirigeants. Les Bruxellois auraient apprécié évidemment accomplir un pas supplémentaire dans leur courte histoire en intégrant la prestigieuse BCL aux côtés d’Ostende et, peut-être, Anvers.

Comme l’année dernière, ils devront se contenter de la Fiba Europe Cup où Mons et Charleroi pourraient les rejoindre d’ici la mi-octobre. Il reste évidemment quarante minutes pour contredire ce négativisme ambiant mais l’objectivité réclame de notifier la différence de niveau entre les deux cylindrées.

"Je veux garder toutes mes illusions mais ce sera très dur car Ludwigsburg incarne une opposition relevée," avait indiqué le président André De Kandelaer avant le coup d’envoi.

Pressentant que son adversaire serait teuton, le staff bruxellois avait également anticipé les résultats des deux tours de qualification où les Allemands ne firent qu’une bouchée des Bosniaques de Sarajevo et des Roumains de Cluj Napoca. Déployant une pression immédiate sur demi-terrain, ils ont étouffé les Bruxellois.

Sans Peciukevicius (ménagé), ces derniers commirent de nombreuses pertes de balle. N’inscrivant que trois paniers durant les dix minutes initiales, les Belges se voyaient mener 20-6. Ils réglaient davantage la mire lors du deuxième quart mais la différence de tempo entre les cylindrées était trop importante. Après le repos de ce match à sens unique (47-23), le Brussels équilibrera les échanges mais sans influer sur le résultat : 86-59.


Fiche technique

Ludwigsburg : 34/70 (7x3), 10/14 LF, 37 reb., 18 ass., 16 ftes.

WALKUP 7-5, Evans 4-4, JOHNSON 10-3, McCRAY 8-3, Sears 4-2, Geske 2-0, Peter-McNeilly -, Koch 3-3, Seric (-), WALESKOWSKI 5-8, Cook 2-2, THIEMANN 2-8.

Brussels : 22/52 (4x3), 11/15 LF, 30 reb., 9 ass., 21 ftes.

LOUBRY 2-0, Foerts N. (-), Lichodzijewski 4-2, MUYA 6-3, Depuydt 6-6, Kravic 0-1, Peciukevicius (-), Matulionis 0-3, Foerts J. -, PETERSON 0-7, SIMMONS 0-2, HARRELL 4-13.

Quarts : 20-6, 27-16, 17-16, 21-21.


Laurent Monier (coach du brussels) : "Un défi physique"

"On n’a pas su réagir au défi physique tendu par les Allemands. Près de 27 points de Ludwigsburg sont inscrits après une perte de balle de notre part, il est clair que c’est beaucoup trop. Notre adversaire a installé une très grosse pression défensive en première mi-temps. Sur jeu placé, on a tenu le coup en défense. Il faudra donc essayer de faire face à la pression teutonne. En seconde mi-temps, on a moins eu peur, on a osé attaquer l’anneau, sortir la balle et inscrire quelques tirs à distance. J’espère que l’équipe germanique viendra avec le même état d’esprit lundi chez nous car cette rencontre doit nous servir à préparer les matchs face à Anvers mercredi et Limburg jeudi. Ce genre d’opposition doit nous aider à grandir collectivement."