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Associé pour la première et dernière fois à Luka Doncic en sélection, Goran Dragic rêve d’offrir une première médaille à son pays

Vingt-six ans après son indépendance, la Slovénie attend toujours la première médaille de son histoire au niveau international chez les seniors. Son meilleur résultat reste sa quatrième place à l’Euro 2009, éliminée par la Serbie en demi-finale (92-96 après prolongation) puis privée de la médaille de bronze pour un rien lors de la petite finale face à la Grèce (56-57).

Du groupe actuel, seul Goran Dragic était déjà présent en Pologne cette année-là. Il était alors âgé de 23 ans et disputait déjà son deuxième Eurobasket. Mais la star montante de la nation, auteur de 16 points face à la Serbie et de 19 points face à l’Espagne notamment au 1er tour, devait ensuite renoncer à cause d’une blessure. C’est donc du banc que le gamin de Ljubljana allait suivre le reste de la compétition et voir ses équipiers passer à deux doigts du bronze.

Sa revanche en équipe nationale, Goran Dragic ne l’a pas encore obtenue. À 31 ans, le meneur NBA, désormais principalement entouré par la jeune génération montante en Slovénie, rêve d’offrir cette médaille tant attendue à sa nation. Et pour cela, il peut compter sur l’appui de la nouvelle pépite slovène : Luka Doncic. Déjà incontournable au Real Madrid, le joueur de 18 ans à peine est même attendu dans le top 3 de la prochaine Draft NBA. Selon un portrait dressé par le journal « L’Equipe » il y a quelques jours, Luka Doncic a tout d’un adolescent comme les autres qui aime jouer à la Playstation, fan de Game of Thrones, et collectionneur de baskets. Mais si sa mèche bien ajustée au-dessus du crâne ainsi que son visage encore poupon rappellent son jeune âge, son jeu sur les parquets fait lui déjà preuve d’une maturité déconcertante.

Avec Goran Dragic et Luka Doncic, la Slovénie possède incontestablement le duo d’arrières le plus talentueux et intéressant de cet Euro 2017. Cette paire inédite collectionne jusqu’à présent 35 points et 8,5 assists de moyenne par match à l’Euro. Des chiffres qui ne trompent pas et qui laissent mesurer l’impact des deux stars slovènes au sein de la sélection. À la Slovénie d’en profiter, et vite, car cette alliance restera éphémère suite à l’annonce faite par Goran Dragic qui prendra sa retraite internationale à la fin de la compétition en cours, après plus de 10 ans au service de l'équipe nationale. Ce sera ensuite à la nouvelle génération de prendre complètement la relève. Un passage de relais que le peuple slovène, fervent supporter de basket-ball, espère évidemment voir se terminer sur un premier podium international…


Nouveau coach et nouveau naturalisé

Afin de mettre un maximum de chances de son côté cette année à l’Euro, la fédération slovène n’a pas lésiné sur les moyens. Elle a tout d’abord engagé Igor Kokoskov comme coach principal. Un petit paradoxe quand on sait que ce Serbe de 45 ans a réalisé presque toute sa carrière en tant qu’assistant coach. En NBA depuis 2002 (NdlR : il fut le premier assistant étranger dans la Grande Ligue américaine et le premier à prendre part à un All Star), il a aussi dirigé l’équipe nationale de Géorgie de 2008 à 2015. Son expérience au niveau international semble d'ailleurs très utile à la sélection slovène, toujours invaincue depuis le début de la compétition. Un autre élément clé de la réussite fut la naturalisation d’Anthony Randolph, intérieur américain de 28 ans et équipier de Luka Doncic au Real Madrid. Avec plus de 10 points et 5 rebonds de moyenne dans cet Euro, son adaptation a été une réussite et ce sera sans doute à lui aussi de museler Ktristaps Porzingis, la star de la Lettonie, en quart de finale…

© Eurobasket
 
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Le programme des quarts de finale :

Allemagne - Espagne: mardi 12/09 à 17h45

Slovénie - Lettonie: mardi 12/09 à 20h30

Grèce - Russie: mercredi 13/09 à 17h45

Italie - Serbie: mercredi 13/09 à 20h30