Basket Kevin Boeykens, nouveau directeur général du Brussels, veut assurer la pérennité du club.

L’information n’a pas fait grand bruit parce que Kevin Boeykens cultive la discrétion et qu’il embrassera ses fonctions de directeur général du Brussels dès le 1 er janvier. Pour le jeune homme de 32 ans, qui en est à sa huitième saison au club et qui était arrivé en tant que préparateur physique stagiaire en D2, c’est un aboutissement. "C’est un gros challenge à la fois agréable et excitant. En même temps, je sais que toutes les journées ne seront pas simples" , assure-t-il. Boeykens disposera désormais de deux casquettes. "Le rôle de Team Manager demande pas mal d’énergie, surtout au plan européen, mais c’est parfaitement cumulable avec la fonction de directeur général car en Belgique, contrairement à de gros championnats européens, on se déplace rapidement d’un point à un autre. Thierry Wilquin fait ça très bien à Mons aussi."

Outre la gestion des ressources humaines et la stabilité financière, le nouveau directeur général supervisera le Brussels Cares, une série de sept manifestations à la thématique sociale revendiquée. "On essaye de faire rentrer le basket dans les milieux défavorisés et inversement", indique le nouveau DG qui mouillera également sa vareuse pour le désormais établi Wilink Game, le 20 avril 2018 au Palais 12 face à Alost. Un sujet qui renvoie à la question existentielle du club. "Neder est une salle communale. Entre les écoles et les autres clubs ou disciplines, les plannings d’occupation sont compliqués. Quand on joue, on ne sait pas recevoir dignement nos partenaires commerciaux."

Il n’y a pas que ça . "Début décembre, la Fiba nous a indiqué qu’ils revoyaient à la hausse leurs standards minimums. Cela veut dire que même pour la Fiba Europe Cup, Neder ne suffira plus. Le chantier de la salle, c’est le tournant pour nous. Un tournant indispensable pour la survie du club. Cela avance au niveau des pouvoirs publics mais il n’y a toujours rien de concret…"

Paris ou Amsterdam pour le Nouvel An

Comme dans les autres chaumières de l’élite, l’humeur n’était pas à la fiesta au Brussels. Les Américains se sont contentés de matchs de football (américain, what else ? !) à la TV. C’est qu’il reste un devoir avant de songer aux vacances. À l’aube de clore 2017, le président André De Kandelaer avait souhaité un 2/2 face à Limburg et Anvers. La défaite à Hasselt, où la pièce aurait pu aussi tomber du bon côté, met le Brussels dos au mur. Les hommes de Laurent Monier seront en congé après la rencontre et reprendront le collier le 2 janvier. Pour les US, les six jours de break ne sont pas suffisants pour rallier le pays de l’Oncle Sam. Ils visiteront donc Paris, Amsterdam et Rome.

Les Giants en quête du Killer Instinct

À l’instar du Brussels, les Giants anversois ont été éliminés des Coupes d’Europe et de Belgique. Virtuels deuxièmes de l’EuroMillions League, ils défient ce jour le Brussels. L’équipe de Roel Moors, où Clark fait figure de vétéran du haut de ses 27 ans, commet encore quelques erreurs de jeunesse mais se solidifie de sortie en sortie. Ses 21 assists (pour seulement 77 points marqués face à Alost) témoignent de l’homogénéité collective prônée par le coach. Un mentor qui sait que la route est encore longue : "On a été un peu dans le dur au plan mental avec la Fiba Europe Cup mais on progresse. Même si le score du match face à l’Okapi ne reflète pas son évolution, il nous manque encore de la maturité pour tuer une rencontre…"


Un jour de congé pour les Renards

Daniel Goethals a joué au Père Noël le matin du 24 décembre en offrant à ses joueurs une journée de congé surprise pour le lendemain. "Depuis notre retour de Chypre jeudi, j’ai donné un entraînement chaque jour donc j’ai décidé de donner congé ce 25 décembre. Mais on s’entraîne quand même ce mardi matin afin de peaufiner les derniers détails pour le match contre Alost", signale le coach montois qui a donc laissé la possibilité à ses joueurs de réveillonner et de fêter Noël dignement.

La plupart des Américains sont restés en petit comité tandis que les Belges de l’équipe en ont profité pour revoir leur famille. "Le 24, mes beaux-parents sont venus chez moi à Mons et le 25 je suis allé chez mon papa à Liège", raconte Brieuc Lemaire.

"Moi, j’ai réveillonné avec ma maman et ma copine à Mons : j’ai préparé un petit dîner avec une soupe à l’oignon, des toasts au foie gras, du boudin, des röstis et des carottes", sourit Xavier-Robert François. "Le club nous a dit de profiter du moment pour se vider la tête et revenir en forme. Mais nous devions être conscients que nous avons match le 26."

Un match déjà très important dans la lutte pour le haut du tableau : Mons et Alost possèdent le même bilan (sept victoires et quatre défaites). Mais aussi un match qui sentira bon la revanche : les hommes de Daniel Goethals ont éliminé ceux de Jean-Marc Jaumin il y a deux semaines en Coupe de Belgique. "En plus, il y aura beaucoup d’ambiance parce que les gens sont en congé. C’est toujours chouette de jouer à cette période", termine François.


Liège rêve d’un cadeau de Noël à Willebroek !

Réveillon très calme pour les Principautaires à l’avant-veille de se déplacer à Willebroek. "Compte tenu du calendrier, tout le monde est resté dans la retenue. C’est d’autant plus vrai pour Darnell Harris et Jakob Cebasek dont les épouses sont enceintes, confiait Laurent Costantiello. Terry (Deroover) était en famille à Bruxelles, Louis (Hazard) est de son côté resté à Liège. Seul finalement, Milos Bojovic passait son réveillon à l’extérieur… chez Sacha (Massot)."

Finalement, le seul fait saillant de ce week-end de Noël, c’est la blessure de Tyler Larson. Une entorse encourue à l’entrainement et qui le rendra sans doute indisponible pour ce mardi. Moins bonne défense de l’élite, l’arrière-garde liégeoise risque d’avoir fort à faire face à Willebroek. "Ils nous avaient mis vingt points au match aller. C’est une équipe qui ne nous convient pas bien avec un bon meneur (McNeail), un bon intérieur (Badji) et de bons shooteurs autour. Pour une défense comme la nôtre, ca va être difficile en effet. Quand à la leur (de défense), elle va pouvoir se concentrer sur Bojovic. Cela va donc être difficile pour nous, mais on peut toujours rêver d’un cadeau de Noël."

À moins que les Liégeois (qui en sont à 90 pts marqués en moyenne sur les six derniers matchs) ne soient in the zone au niveau des tirs. "Qui sait ? Cela ne se décide pas, sourit Costantiello. Au-delà du classement, ça nous remettrait au moins à égalité avec eux en terme de succès dans nos affrontements."