Basket Laurent Costantiello sera opposé au mentor croate, qu’il a déjà eu sous ses ordres à Liège Basket.

Dario Gjergja et Liège Basket, c’est une histoire à part. Depuis 6 ans et son départ du club liégeois qui fut le premier à reconnaître son talent et à lui donner sa chance en tant que T1, leurs affrontements à répétition constituent une sorte de second Clasico, plus personnel celui-là, pour le Croate.

Laurent Costantiello, qui côtoya Gjergja en tant que patron lorsqu’il occupait la fonction de directeur général - et fut amené à s’en séparer (voir encadré) - avant de désormais l’affronter en tant que collègue coach, est donc bien placé pour analyser le succès du gourou ostendais.

"Ce qui m’a frappé d’emblée à l’époque et qui m’impressionne toujours chez Dario, c’est sa détermination de tous les instants. C’est un guerrier, il ne lâche jamais rien tant il est affamé de succès. Vainqueur ou vaincu, le lendemain à 8 heures du matin il était au boulot pour préparer le match suivant. Pas d’euphorie dans le succès, pas de défaitisme après un revers, il trace sa route, il croit en sa philosophie et il bosse inlassablement. C’était sa méthode et visiblement il ne l’a pas changée un iota !"

Arrivé au country hall à l’automne 2009 après le départ de Bozzi parti remplacer Anzulovic à Charleroi, Dario Gjergja qui était l’assistant de ce dernier au Spiroudôme, était bien sûr déçu de n’avoir pas obtenu le poste. À l’époque, il prit vite sa revanche dans une première saison de rêve qui mena les Principautaires en finale des playoffs avant de connaître une seconde année plus difficile et d’être finalement débarqué par… Laurent Costantiello.

"Ce n’était qu’une question d’argent et de survie du club, certainement pas de qualité dans son travail. Quand on regarde en arrière, sur ses huit ans en tant que coach principal en Belgique, Dario n’en a connu qu’une moins bonne, la seconde chez nous. Pour le reste c’est exceptionnel."

La force de Gjergja, c’est aussi de fédérer un effectif autour de ses exigences défensives et d’être capable rapidement - un gros mois à peine cette saison - de transformer un groupe de joueurs hétéroclite en rouleau compresseur défensif. "Cela va peut-être étonner mais il m’impressionne plus encore en passant 40 points à Willebroek en début de saison qu’en allant s’imposer dans le Clasico à Charleroi. Cette capacité à mobiliser ses gars vers un objectif et à les garder concentrés sur celui-ci en toutes circonstances, ça c’est costaud", conclut Costantiello qui ne se fait pas d’illusion sur ce qui l’attend ce samedi. "On va à Ostende (sans Deroover touché au dos) pour faire un bon match et surtout progresser. Nous devons trouver une identité défensive et donc il n’y a pas de meilleur entraînement que d’affronter Ostende si l’on veut avancer à ce niveau."