Basket

Sans Muya et Smith, blessés, les Bruxellois étaient trop déforcés pour résister à l’ogre ostendais

Il faut croire que la prestation du Brussels au Wilink Game la semaine dernière (victoire face à Alost), a séduit quelques supporters puisque la salle était particulièrement bien garnie pour la réception du sextuple champion ce dimanche après-midi. Et si au début du match, on pouvait craindre un retard à l’allumage côté bruxellois comme ce fut le cas 48h plus tôt (6-14), les joueurs de Laurent Monier réagissaient bien plus rapidement. Le plan de jeu était clair : Peciukevicius devait attaquer Djordjevic dos à l’anneau. Et cela ne fonctionnait pas trop mal. Le meneur lituanien prenait confiance et se permettait même de planter une bombe. Le chemin des filets trouvé, le Brussels sanctionnait chaque oubli dans la défense ostendaise par une bombe. Après Augustas, c’était tour à tour Lichodzijewski, Loubry et Depuydt de lui emboiter le pas et les Bruxellois étaient à nouveau dans le match (18-19).

Bien en jambes, Domien Loubry (12pts) se baladait dans la « défense » ostendaise, ce qui avait le don de faire sortir de ses gonds Dario Gjergja, le coach du BCO. D’un nouveau triple, Jonas Foerts faisait lever la salle (26-24) alors que Depuydt mettait de l’intensité des deux côtés du terrain (30-27). Mais si Ostende était dans le dur, les champions en titre pouvaient compter sur un Jean-Marc Mwema en verve offensivement pour reprendre les commandes (32-37). Malgré cela, les paniers se faisaient de plus en plus rare et les joueurs se montraient plutôt maladroits balle en main. Alors que les Bruxellois n’avaient pas commis la moindre perte de balle au premier quart, ils en commettaient sept en dix minutes. Et si Ostende envoyait aussi quelques balles dans les tribunes (8 pertes de balle en 20 minutes), les Côtiers faisaient parler leur expérience pour virer en tête à la pause (35-43).

© Brys

Au retour des vestiaires, l’écart dépassait la barre psychologique des dix unités (35-47). Le Brussels n’y était plus mais fidèle à leur image, les Bruxellois ne lâchaient rien. Meilleurs en défense, le locaux plantaient un 8-0 pour recoller au score (43-47) mais la quatrième faute sifflée sur un « mooving screen » de Simmons à la 24e faisait mal. En sortie de temps-morts, Jekiri s’imposait directement dans la raquette alors que Djordjevic enfilait son costume de général. Et même si le meneur ostendais s’énervait, le résultat se faisait directement ressentir au marquoir. Le BCO réagissait avec un 0-10 qui replaçait les visiteurs largement devant (43-57). Simmons sur le banc à cause de son problème de faute, le duo Smith-Muya en civil (tous les deux blessés), cela commençait à faire beaucoup pour résister à l’armada ostendaise qui prenait ses distances (47-63).

Et cette fois-ci, c’était définitif. A force de jouer au yoyo avec les Côtiers, le Brussels devait lâcher prise. Schwartz mettait beaucoup d’intensité de deux côtés du terrain et on flirtait avec les 20 points d’écart (53-72). Les joueurs de Laurent Monier manquaient cruellement de lucidité au cours des dix dernières minutes qui tournaient clairement à l’avantage du BCO (62-78). Malgré une belle prestation du Brussels, les défections au niveau de l’effectif ont vraiment joué un rôle crucial dans cette défaite, surtout lorsque l’on affronte le sextuple champion de Belgique. Le week-end prochain, c’est un nouveau back-to-back qui attend les joueurs de Laurent Monier (vendredi et dimanche) face à Mons.


Brussels : 22 sur 55 (9x3) ; 9 lf sur 12 ; 23 rbs ; 15 ass ; 21 fp.

LOUBRY 12-5, N. Foerts (-), Lambrechts (-), Lichodzijewski 3-0, Depuydt 7-0, PECIUKEVICIUS 5-5, Smith (-), J. Foerts 3-3, PETERSON 0-5, SIMMONS 0-4, Bosco 0-0, HARRELL 5-5.

Ostende : 27 sur 49 (8x3) ; 16 lf sur 19 ; 34 rbs ; 22 ass ; 18 fp.

Lasisi 0-6, Schwartz 5-5, Buza -1, Mwema 7-2, SALUMU 6-4, DJORDJEVIC 4-4, Kuridza 6-7, KESTELOOT 2-2, JEKIRI 4-4, FIELER 6-0, Mihailovic 3-0.

Quarts : 18-19/17-24/15-20/12-15

Arbitres : MM. Geller, Delange et Neeskens.