Basket

Il a fallu attendre les dernières secondes de la rencontre pour voir les Carolos faire la différence

Très (trop) facile vainqueur de Louvain vendredi soir, le Spirou se déplaçait au SportOase en ce dimanche ensoleillé avec la ferme intention d’accrocher une nouvelle victoire à son compteur. Très en vue pour son retour à la compétition après un bon mois d’absence, Jack Gibbs n’était finalement pas en tenue pour ce back-to-back. Brian Lynch l’avait annoncé : il souhaite préserver son ailier américain. C’est donc du banc que Gibbs, en compagnie des autres blessés (Gorgemans et Thomas), a regardé cette rencontre particulièrement déséquilibrée sur papier. Et comme vendredi soir, ce sont les Universitaires qui démarraient le mieux la partie. Il faut dire que Maxime Gaudoux était chaud comme la braise. En dix minutes, celui qui a fait un passage éclair au Spirou, plantait 14 unités (dont 3x3) et dans son sillage, ce sont les protégés d’Eddy Casteels qui prenaient rapidement le large (12-9 et 22-11). Le Spirou manquait de réussite et tous les tirs étaient contestés par la grosse défense des Bears qui ne laissaient pas un seul espace aux Carolos (27-16).

Secoué par son coach, le Spirou recommençait parfaitement le deuxième quart en s’appuyant sur un excellent Katic dans la peinture. Résultat : les Carolos plantaient un 0-8 et recollaient à trois petites longueurs des Universitaires (27-24). Et si beaucoup pensaient qu’on se dirigeait vers un scenario identique au match de vendredi avec des Louvanistes qui craquent, on en fut loin. Cette fois-ci, les joueurs d’Eddy Casteels limitaient la casse lors de leur passage à vide et même si Charleroi passait devant pour la première fois du match à la 17e (36-39), les locaux ne lâchaient rien et Rundles remettait les compteurs à zéro grâce à un tir primé sur le buzzer de la mi-temps (44-44).

© BELGA

Au retour des vestiaires, le Spirou déjouait complètement en oubliant son jeu collectif et les locaux reprenaient leur marche en avant (51-47). Brian Lynch n’avait pas le choix : il était obligé de remettre Katic sur le terrain. Le colosse serbe était inarrêtable dans la raquette et les joueurs d’Eddy Casteels étaient obligés de faire des prises à deux pour le ralentir ce qui donnait de l’espace à ses coéquipiers qui plongeaient dans son dos. Derrière au marquoir, le Spirou pouvait également compter sur le dévouement de Niels Marnegrave en défense. Si en attaque, il n’alimentait pas le marquoir, en défense, il se démultipliait et petit à petit, les Carolos prenaient leurs distances (59-59 et 63-68).

Mais une fois encore, les locaux réagissaient. La défense de zone proposée par le coach Casteels lorsque Katic était sur le terrain ralentissait leu jeu carolo qui n’était plus aussi fluide. De l’autre côté du terrain, les Universitaires profitaient de nombreux coups de sifflets (qui avaient le don de de faire sortir de ses gonds Brian Lynch), pour réduire l’écart à sa plus simple expression (69-70). Adroit aux lancers-francs, Keaton Grant redonnait de l’air au Spirou (72-80) mais même privé de Van Zegeren (5e faute), Louvain continuait d’y croire (77-80 à la 38e). Finalement, c’est Anderson, d’un triple à l’entame de la dernière minute, qui mettait fin aux espoirs des Bears (85-89) qui se sont battus jusqu’à la dernière seconde. Pour le Spirou, même si elle fut difficile à obtenir, cette sixième victoire consécutive leur permet d’encore viser la deuxième place qui est toujours propriété d’Anvers, à la faveur… du goal average !


Louvain : 29 sur 58 (11x3) ; 16 lf sur 23 ; 34 rbs ; 15 ass ; 29 fp.

Stevens (-), RUNDLES 12-12, Bogaerts 0-2, LAMBOT 3-13, Sissoko 3-3, Despalier -2, GAUDOUX 14-0, LUMPKIN 8-6, ALIHODZIC 2-0, Van Zegeren 2-3, Zabas 0-0.

Charleroi : 29 sur 57 (5x3) ; 26 lf sur 38 ; 33 rbs ; 19 ass ; 22 fp.

LIBERT 7-9, Iarochevitch 0-0, Delalic 3-5, Marnegrave 4-1, TUTTLE 7-0, Katic 7-13, Marchant 2-5, HENRY 2-1, ANDERSON 2-5, Robeyns (-), GRANT 10-6, Demirtas (-).

Arbitres : MM. Deblieck, Demunck et Van Den Broeck

Quarts : 27-16/17-28/19-22/22-23.