Basket

Malgré l'élimination précoce à l'Euro de basket, il ne faut pas s'attendre à un gros changement chez les Belgian Lions.

"Nous aurons besoin de Sam Van Rossom, Axel Hervelle et Jonathan Tabu quelques années de plus pour rester debout quand cela se complique et pour montrer la voie à la nouvelle génération", a expliqué le coach Eddy Casteels.

Le prochain objectif de l'équipe nationale ce sont les qualifications pour le Mondial. La FIBA a mis sur pied un nouveau système selon lequel les matches qualificatifs ne se joueront pas en été mais pendant des journées prévues pendant la saison. La NBA et les clubs d'Euroleague ne veulent pas libérer leurs joueurs à ces dates. Pour une équipe comme la Serbie, cela signifie qu'elle ne pourrait compter que sur trois des douze joueurs de sa sélection à l'Euro.

"Ce serait une opportunité unique pour notre pays, en sachant que nous sommes peut-être le seul à être sûr de pouvoir tabler sur le même groupe", a avancé Casteels. "Ce n'est pas du tout le cas des autres équipes. En tant que coach, c'est un moment unique. Après quatre Euros d'affilée, nous aurions l'ambition de disputer un Mondial. Je suis convaincu que cela pourrait se concrétiser".

Il y déjà un forfait enregistré pour le duel contre la France le 24 novembre à la Lotto Arena d'Anvers, celui de Manu Lecomte. "Dommage mais la saison avec l'Université de Baylor débute en novembre. C'est ma dernière saison et c'est ma première priorité".

Il y a aussi un grand point d'interrogation: Hervelle. Quentin Serron: "C'est un leader, qui donne toujours le bon exemple, tant au niveau de l'éthique sportive que de la mentalité. Nous l'admirons, nous essayons d'apprendre de lui et j'espère qu'il va continuer avec nous".

Jacques Stas songe déjà à une sélection sans Hervelle: "Nous verrons quelle sera sa décision, mais personne n'est irremplaçable. Pierre-Antoine Gillet a joué son troisième Euro et doit maintenant devenir avec Serron notre leader de l'équipe. Nous allons récupérer Retin Obasohan et Hans Vanwijn. Matt Lojeski (Panathinaïkos) n'en sera pas. Il joue l'Euroleague".


"Non, ce n'est pas un tournoi raté"

L'Euro est fini pour les Belgian Lions. Le bilan: une victoire et quatre défaites. "Un échec? Si on avait perdu le premier match, on aurait pu parler d'un échec", a rectifié Jacques Stas, le manager de l'équipe nationale.

"Si on n'avait pas gagné contre la Grande-Bretagne, on aurait pu nous fusiller. J'aurais été le premier à fusiller. Contre la Lettonie, on est battu par un gars, qui met 25 ou 30 points, qui est au-dessus du lot et qui remet cela contre les autres. Nous avons toujours dit que nous devions gagner contre les Britanniques et puis réussir un exploit. Il fallait créer quelques chose qui, sur le papier, n'était pas facile à faire. C'est positif parce que nous n'avons pas été dominés par la Russie et la Turquie".

Quels sont les points positifs pour le sélectionneur Eddy Casteels? "En premier, la manière dont nous nous sommes rebellés lors du match contre la Grande-Bretagne. Nous avons gagné 102-90 alors que nous étions menés 55-63. Deux, notre réaction contre la Turquie". Les Lions ont concédé deux fois dans ce match plus de dix points, mais ils sont revenus à la marque !60-60). Finalement, ils ont perdu le match crucial et ont été éliminés.


"C'était le match de trop"

"C'était le match de trop", a avoué le coach Eddy Casteels.

"On ne peut pas nier que pendant le match on a vu des garçons évoluant avec l'idée que ce tournoi était terminé", a expliqué Casteels. "La Serbie, vice-championne olympique, est d'un niveau tellement élevé qu'elle a utilisé ce match en guise de préparation pour la suite du tournoi". "La Serbie était impressionnante. Ce n'était pas le match que l'on devait gagner", a précisé Jacques Stas, le manager des Belgian Lions. 

"Nos chances de victoires c'était contre la Russie et la Turquie, évidemment pas contre la Lettonie et la Serbie. Jeudi, les jeux étaient faits après le mortel 0-20 dans le deuxième quart-temps. "Ce qui est positif, c'est que nous n'avons pas vécu cela une deuxième ou troisième fois", a souligné Quentin Serron. Manu Lecomte, un jeune meneur de jeu formé aux Etats-Unis, a été le meilleur marqueur. "Nous savons que c'est notre avenir. Face à la Serbie, il a pu démontrer son talent. C'est une très belle expérience pour lui et pour nous. C'était sympa qu'il soit là pendant cette campagne", a commenté Serron. Stas reconnaît également le talent de Lecomte: "Lors des deux derniers matches, Manu a laissé entrevoir ce qu'il va pouvoir apporter à l'équipe nationale"