Basket Les Cats l’emportent face à la Lettonie, mais sont très inquiètes.

Les mines étaient défaites et la consternation présente dans la délégation belge à l’issue de la consolation du tournoi de Valence. Et pourtant, les Belgian Cats venaient de remporter un succès sans appel face à la Lettonie. Victoire sans doute, mais à quel prix puisque pas moins de trois pions majeurs des Cats ont dû se retirer sur des blessures encourues dans un match sans véritable enjeu disputé aux limites de la correction par les Baltes. "Je ne veux pas de blessures", rugissait déjà le coach Mestdagh après quelques minutes à peine d’un jeu rugueux voire brutal déployé par les Lettones sous l’œil impavide d’un arbitrage fort laxiste.

Cela, c’était avant même que sa fille Kim ne sorte victime d’un coup direct au mollet. Un peu plus tard, c’est Antonia Delaere qui encourait une entorse dans une chaude bataille au rebond. Mais ce n’était encore rien en comparaison de la tuile absolue qui tombait à trois minutes de la fin d’une rencontre que les Cats avaient géré jusque-là avec maîtrise.

Déséquilibrée par une poussée adverse lors d’une prise d’appui, Emma Meesseman s’effondrait avant de se rouler par terre en se tenant la cheville gauche. Évacuée en civière, la MVP du dernier Final Four Euroleague boîtait bas au moment de regagner l’hôtel des Cats, soulevant bien sûr beaucoup de craintes pour la suite de la préparation au Championnat du Monde qui démarrera d’ici trois semaines.

Car, s’il est bien sûr beaucoup trop tôt pour poser un diagnostic complet puisque des examens poussés seront pratiqués dès le retour au pays, il est d’ores et déjà évident qu’en cas de blessure grave, c’est tout le Mondial des Cats qui serait remis en cause tant Meesseman, l’une des meilleures joueuses européenne si pas la meilleure, s’avère désormais essentielle voire indispensable pour l’équipe nationale.