Basket Éliminés de la course au Mondial, les Belges tenteront de finir en beauté ce lundi soir, à Anvers, face à la Bosnie.

Même s’ils sont d’ores et déjà éliminés de la course au Mondial 2019, les Belgian Lions n’en ont pas encore fini. Ils affrontent la Bosnie ce lundi, toujours à la Lotto Arena d’Anvers, qui pour l’occasion risque de résonner bien creux puisqu’à la même heure les Diables Rouges porteront les espoirs de tout le pays en vue d’une accession aux quarts de finale de leur Mondial à eux.

À l’occasion de ce match pour du beurre, les hommes du coach Eddy Casteels tenteront de sauver l’honneur en arrachant un premier succès contre l’adversaire qui, au départ, semblait le plus à leur portée.

De fait, à Sarajevo, dans une salle d’un autre âge enfumée à souhait, les Belgian Lions avaient sorti la prestation qu’il fallait jusqu’à trois minutes du terme. En tête avec 7 longueurs d’avance, ils étaient alors restés tétanisés face au retour d’une formation bosnienne motivée comme jamais. C’est qu’après un succès surprise face à la Russie lors du tout premier match, les équipiers d’Andrija Stipanovic (ex-Liège et Ostende) avaient bien senti que c’était ce jour-là ou jamais qu’ils avaient rendez-vous avec l’histoire.

Même avec la litanie de forfaits qui a frappé les Lions ces dernières semaines, la Bosnie reste pourtant un adversaire à portée. Vendredi, les Bosniens ont encaissé près de 50 points (!) d’écart des œuvres d’une équipe de France en mode rouleau compresseur, une fois acté le retour de ses joueurs de NBA et d’Euroleague.

À la question de savoir si le poids d’une élimination ne serait pas trop pesant au moment d’aborder ce qui sera peut-être le dernier match de sa carrière de coach des Lions, après un bail de 14 ans où il a tout reconstruit, de la cave au grenier, Eddy Casteels balayait la question : "La manière dont mes gars, des remplaçants pour la plupart, voire des gamins, ont jeté toutes leurs forces vendredi dans cette bataille quasi sans espoirs face à la Russie, rien ne peut me rendre plus fier en tant que coach. Alors, contre la Bosnie, la question ne se pose même pas. Ils seront là et ils se battront parce que c’est dans l’ADN de cette équipe. Je l’ai dit, les noms changent mais l’esprit reste le même."

Même son de cloche dans la bouche de Sam Van Rossom, l’un des fidèles grognards du coach fédéral : "Bien sûr, nous sommes déçus de cette élimination. Personnellement, j’aurais tant voulu être là à Sarajevo. Mais on ne va pas se laisser abattre. On est des pros et on ne veut pas terminer avec un zéro pointé. Surtout, on veut démontrer qu’entre les deux équipes les positions auraient dû être inversées".