Basket Ce soir, Mons-Hainaut disputera son 200e match européen face aux Bulgares de Beroe. Thierry Wilquin les a tous vécus !

Il est sans conteste le visage du club depuis de nombreuses années. Et pour cause, Thierry Wilquin est arrivé chez les Renards en 1989, en tant qu’assistant coach, à l’époque de la D2. Depuis, 27 saisons se sont succédé, et l’actuel manager n’en a pas manqué une seule miette. À commencer par ses 199 rencontres européennes.

Thierry, vous vous souvenez de la première européenne en 1995 ?

"Évidemment. C’était à Trencin, en Slovaquie, et Julien Marnegrave était le coach. Nous avions même affrété un avion exprès pour l’occasion. Le président Guy Lheureux avait eu cette idée parce que nous devions atterrir loin de la ville de destination. L’avion était rempli avec nos supporters et tous les gens du club. Nous avions gagné de deux points."

Vingt-deux ans plus tard, vous atteignez la barre des 200 matchs.

"À l’époque, nous n’aurions pas cru atteindre ce cap parce que c’était déjà un exploit de se qualifier pour une Coupe d’Europe. Mais au fur et à mesure des saisons, nous avons commencé à avoir plus d’ambition dans ces rencontres."

Quel est le match qui vous a rendu le plus fier ?

"Je me souviens que nous avions battu le Malaga de Jean-Marc Jaumin chez nous en 2000. Nous avons aussi éliminé Besiktas Istanbul en double confrontation au moment où l’Américain Deron Williams jouait là-bas. Mais il y en a beaucoup d’autres !"

Il y a eu un résultat plus inespéré que tous les autres ?

"Il y a eu pas mal de victoires chez nous face à des clubs venant de ligues bien plus huppées. En 2015, nous avions battu l’ASVEL, une prestigieuse équipe française. Idem avec Nanterre. Je me souviens aussi de Galatasaray, Nancy ou Zadar. En sortir un seul n’est pas évident."

Vous avez un souvenir plus spécial qu’un autre ?

"La finale de l’Eurocoupe en 2008 évidemment (voir ci-dessus). C’est rarissime qu’un club belge atteigne une finale dans un sport collectif. C’est à la fois le meilleur et le pire des souvenirs parce que nous avions été battus d’un petit point."

Vous avez aussi vécu des déplacements un peu fous.

"Un des plus compliqués, c’était la saison dernière lorsque nous sommes allés à Yuzhny, en Ukraine. Nous devions reprendre le vol pour revenir en Belgique, mais l’aéroport avait été fermé à cause du brouillard. Nous avions dû passer une nuit supplémentaire là-bas et reporter notre match face au Brussels prévu au retour. Sinon, les déplacements les plus homériques restent ceux vers la Russie. Soit pour des problèmes administratifs, soit à cause des conditions. Je me souviens de Rostov où nous sommes arrivés sans bagages. Nous avions dû déplacer le match de 2 heures. Mais au final, ce sont tous des bons souvenirs…"


La finale de 2008 : "L’apothéose"

La date du 20 avril 2008 restera à jamais gravée dans les mémoires du club. Mais aussi des joueurs de l’époque comme le Belge Thomas Bauwens qui n’avait alors que 21 ans. "C’était l’apothéose d’une belle saison parce que nous avions été en finale en Belgique aussi mais malheureusement nous n’avions rien gagné", se remémore le Tournaisien qui faisait partie du groupe montois pour cette fameuse finale de l’EuroCoupe à Chypre perdue d’un point face aux Lettons de Riga.

"Pour un jeune joueur comme je l’étais à l’époque, c’était une magnifique expérience parce que c’était aussi dans un beau pays où nous étions restés plusieurs jours. Pour nous, c’était la cerise sur le gâteau parce que nous nous étions qualifiés in extremis ."

L’ambiance avait été particulièrement chaude. "Les Chypriotes ont le sang chaud comme leurs voisins grecs. La salle était remplie et l’ambiance était incroyable. Ça donnait des frissons. Je me rappelle que le groupe de l’époque avait été très soudé grâce à ça. C’est un excellent souvenir."