Basket

Premier quart-temps


Par rapport au match face à la Russie, Jonathan Tabu semblait mieux en jambes. C'est d'ailleurs lui qui ouvrait le compteur en faveur de la Belgique qui résistait plutôt bien au pressing tout-terrain des Turcs (2-4 et 8-7). En confiance, Tumba se permettait même d'écraser un gros dunk sur la tête d'Erden. Mais contrairement aux apparences, ce sont les Turcs qui creusaient un premier écart dans le sillage de Cedi Osman, le nouveau coéquipier de LeBron James aux Cavaliers. Les paniers (trop) faciles s'enchainaient et le coach Casteels était déjà obligé d'appeler un premier temps mort pour mettre fin à l'incendie (16-7). En sortie de temps mort, Gillet ajustait la mire au périmètre pour les Lions (16-10) mais la Belgique avait toujours autant de mal à trouver des solutions offensives face à l'excellente défense turque qui permettait aux locaux de déjà se détacher au marquoir (23-14).

Deuxième quart-temps

Un temps menés 23-10, les Lions réagissaient au périmètre sous l'impulsion de De Zeeuw et de Gillet pour planter un 9-0 (23-19) et obliger le coach turc à prendre un temps mort. Très collectif défensivement, la balle circulait également mieux en attaque et Salumu y allait de cinq unités consécutives pour remettre la Belgique sur les bons rails (23-22). Mais les Turcs ne sont pas du genre à paniquer. A nouveau concentrés sur leur sujet, les locaux appuyaient là où ça fait mal: dans la raquette belge pour planter un 7-0 et provoquer la troisième faute de Tumba (32-24). Poussés par un public déchaîné, les Turcs reprenaient les commandes de la rencontre (40-26) grâce à un Erden (12pts) intenable inside alors que les Lions se cassaient les dents sur la très grosse (et bonne) défense locale. Dans le dur, le coach Casteels tentait un coup de poker: une défense de zone. Un choix payant puisqu'il permettait de mettre un coup de frein aux ardeurs des locaux tout en permettant à Van Rossom de s'illustrer en attaque (40-33 à la pause).


Troisième quart-temps

Au retour des vestiaires, les Lions continuaient sur leur lancée de la fin de la première mi-temps. Hervelle, Gillet et Van Rossom trouvaient le chemin des filets assez facilement et la Belgique était à nouveau dans le coup (42-41). Moment choisi par les Turcs... pour arroser au périmètre. Les locaux plantaient trois bombes consécutives et l'écart flirtait à nouveau avec la barre des dix unités (50-43). Mais une fois encore, Eddy Casteels revenait avec sa défense de zone et à nouveau, les Lions parvenaient à contenir la Turquie pour recoller à deux petites longueurs (50-48). Et comme un symbole, c'est Manu Lecomte, d'un tir primé, qui redonnait l'avance aux Lions (50-51) pour la première fois depuis le premier quart-temps. A dix minutes du buzzer final, les Lions étaient encore dans le coup (55-53). Tout reste à faire.


Quatrième quart-temps

Comme si c'était encore possible, la tension grimpait encore un peu plus dans la Fenerbahce Arena. La Turquie reprenait les devants (58-53) mais Van Rossom éteignait rapidement l'incendie via un tir primé pour remettre les compteurs à zéro (58-58) à six minutes du buzzer. Alors qu'on entrait à peine dans le money-time, les deux équipes étaient déjà sanctionnées de quatre fautes. C'est clair: pour l'emporter, il faudra avoir les nerfs bien accrochés et assurer sur la ligne des lancers francs. Mais deux fautes de Salumu plus tard et un tir primé Mahmutoglu, les Lions pointaient à 67-60 à la 36e. Korkmaz en remettait une couche et la Belgique était complètement larguée, les jambes coupées d'un coup (73-60). Un 15-2 bien tassé qui mettait fin aux espoirs des Lions de rejoindre les huitièmes de finale. En effet, cette défaite (78-65) sonne le glas pour la Belgique qui jouera pour l'honneur face à la Serbie jeudi.