Basket Le coach Yves Defraigne fait son retour à la Mons Arena (Mons-Hainaut - Willebroek sa. 20h30)

Il y a un an, Daniel Goethals était coach de Willebroek tandis qu’Yves Defraigne était à la tête de Mons. Les rôles se sont désormais inversés. Il y a dix jours, Yves Defraigne a accepté de relever le challenge proposé par Willebroek. Mécontents des résultats, les dirigeants des Kangoeroes avaient souhaité se séparer de Damir Milacic. Entretien.

Yves, vous n’avez pas reçu d’offre pour coacher l’été dernier ?

"Pas en Belgique en tout cas. À l’étranger, j’ai eu quelques offres mais ce n’était pas intéressant tant sportivement que financièrement. Pour aller à l’étranger, il faut avoir un projet et ça n’a pas été le cas. J’ai eu plus d’options durant la saison."

Toujours à l’étranger ?

"Oui. J’ai été proche de signer dans une équipe allemande. Mais finalement, ça ne s’est pas fait et Willebroek est venu vers moi."

C’est le nouveau projet de Willebroek qui vous a séduit ?

"À la base, je n’étais pas intéressé parce qu’il n’y avait pas de projet derrière. Mais avec ce déplacement vers Malines, le club pourra vraiment grandir. Parce que la salle de Willebroek est problématique pour une équipe professionnelle. J’ai donc accepté ce contrat jusqu’à juin 2019."

Vous pouvez donc construire quelque chose là-bas ?

"Oui, bien sûr. Cette année-ci sera plus difficile parce qu’on manque encore de certaines choses pour viser plus haut. Pour changer la mentalité des joueurs, il faut du temps. Et nous n’en avons pas cette saison."

Vous avez encore de bons contacts à Mons ?

"Oui. Notamment avec Thierry Wilquin et Frank De Meulemeester. Ce sont des relations très spéciales. Avec Frank, j’ai travaillé douze ans et avant ça il était mon joueur. C’est un assistant hors pair. Tant dans ses connaissances du basket que dans le relationnel. Tu sais que tu peux lui faire confiance. C’est la même chose avec Thierry."