Cyclisme Le Belge a été condamné à payer 1.356.000 € à la justice américaine

Ce jeudi, Johan Bruyneel fêtait son 54e anniversaire. C’est un drôle de cadeau qu’a fait un juge fédéral américain, la veille, à l’ancien coureur, directeur sportif et manager. Le juge Christopher Cooper s’est prononcé dans le cadre de l’affaire déclenchée il y a huit ans par les révélations de l’ancien coureur Floyd Landis, mais auxquelles la justice américaine ne s’est vraiment intéressée que trois ans plus tard, après les aveux de dopage de Lance Armstrong.

Notre compatriote, lui-même suspendu dix ans de toute activité dans le sport jusqu’en juin 2020 et qui partage désormais son temps entre Madrid et Londres, a été condamné à rembourser 60 % des deux millions de dollars (soit 1.278.700 dollars ou 1.037.000 €) perçus comme salaire et prime lorsqu’il dirigeait l’équipe US Postal.

La firme affirme que jamais elle n’aurait sponsorisé une équipe cycliste si elle avait connu le dopage qui était organisé en son sein. En plus, Bruyneel a été condamné à payer une amende de 369.000 dollars (319.000 €). Au total, Bruyneel doit 1.356.000 €.

Contrairement à Armstrong, qui en avril dernier a payé 7 millions de dollars (6 millions €) pour trouver un accord avec la justice de son pays (il était menacé de devoir rembourser 14 fois plus), le Flandrien n’a plus donné signe de vie aux magistrats depuis 2014. Son comportement a été considéré comme un aveu de culpabilité.

En ne remettant plus jamais les pieds aux États-Unis, Johan Bruyneel échappera sans doute à devoir rembourser les sommes qui lui sont réclamées. Pourtant prompt en général à donner son avis sur beaucoup de choses, il n’a pas commenté l’information sur les réseaux sociaux. On peut pourtant imaginer, le connaissant, que, s’il l’avait fait, le Flandrien aurait utilisé le genre de réplique qui avait conduit Kevin De Bruyne à faire le buzz lors de l’Euro de foot 2016 ou plus récemment sur la Grande Place de Bruxelles au retour des Diables du Mondial… Sur ses comptes Twitter et Instagram, Johan Bruyneel ne se présente-t-il pas comme "le fier ex-manager de son cher ami Lance Armstrong, vainqueur de sept Tours de France. Pas d’hypocrisie."