Cyclisme Le sprinter allemand s’est imposé, ce samedi, à Poperinge.

Ce n’est pas sa victoire au Circuit du Westhoek qui va changer le cours de la carrière d’André Greipel, mais le solide sprinter allemand y a néanmoins poussé un énorme ouf de soulagement. Dans la première des deux épreuves séparées de l’Eurométropole Tour, dans cette nouvelle formule de cette organisation du Cazeau Pédale, le leader de la formation Lotto-Soudal a retrouvé la victoire.

Un succès qu’il attendait depuis le six mai et sa victoire d’étape au Tour d’Italie. Oh ! Même si l’automne est désormais entamé, le printemps n’est pas si éloigné que ça. Mais pour un sprinter de la trempe d’Angré Greipel, près de cinq mois sans lever les bras sur une ligne d’arrivée, c’est une éternité !

"Je suis super-content de m’être imposé à Poperinge", commente André Greipel, qui en avait marre de passer à côté du bouquet du vainqueur ces dernières semaines, lui qui s’était classé 3e de la Brussels Cycling Classic et de la Primus Classic et 4e du Circuit du Pays du Bois, à Lichtervelde. "J’ai collectionné les places d’honneur parce que je me heurtais tout le temps contre des coureurs plus rapides que moi. Un peu comme cela a été le cas au Tour de France, où j’étais en super condition, mais où je suis tombé sur un super Marcel Kittel."

Cette victoire, conquise en force à Poperinge, lui permettra de se consoler quelque peu avant la fin de la saison. "C’est vrai que ma saison n’a pas été extraordinaire, mais il y a des choses plus importantes dans la vie", ajoute celui qui sera en fin de contrat chez Lotto-Soudal à la fin de l’année 2018. "Ce samedi, ce fut une course très rapide. Les attaques ont fusé depuis le kilomètre zéro jusque dans la finale et ce fut très difficile de contrôler. Les trois derniers kilomètres ont été très nerveux, nous sommes restés concentrés avec Jens Debusschere, Moreno Hofland et Jasper De Buyst qui m’ont guidé. Jasper était le dernier wagon du train. Ils ont fait un travail extraordinaire pour moi et je suis heureux de pouvoir les remercier en m’imposant. J’ai lancé mon sprint aux 250 mètres, avec le vent de face et j’ai tenu le coup."

Tom Devriendt encore là

L’équipe Wanty-Groupe Gobert a longtemps espéré un nouveau succès, elle qui cumule les victoires ces dernières semaines (Tom Devriendt s’est imposé à Lichtervelde, Kenny Dehaes à Gooik, Guillaume Martin dans une étape et au classement général du Tour du Gévaudan et autant sur le Tour de Toscane et Andrea Pasqualon à la Coppa Sabatini).

Mais la formation aux sponsors principaux wallons a dû se contenter du podium, ce samedi, avec la troisième place de Tom Devriendt, qui confirme son retour au premier plan en cette fin de saison, lui qui vient de décrocher sa première victoire chez les pros.

"Malheureusement, je n’ai pas pu sprinter comme je l’espérais, j’ai été un peu enfermé", a regretté ce coureur de 25 ans. Qui se réjouit, cependant, de pouvoir refaire la course en tête. "Je remercie vraiment l’équipe de m’avoir accordé sa confiance durant les moments difficiles que j’ai connus lors de l’année écoulée", ajoute-t-il. "Après des opérations au genou en janvier et février, j’ai peut-être repris trop vite le vélo, mi-avril. J’en ai longtemps souffert au niveau de ma condition, et mentalement j’ai été au fond du trou."