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Philippe Gilbert: “Impossible d’aller du Poggio à l’arrivée”

(18/03/2010)

Philippe Gilbert a reconnu la finale de Milan-Sanremo, hier

envoyé spécial en italie ERIC DE FALLEUR

SANREMO Il devait être 9 heures et demi, hier matin, quand Philippe Gilbert, accompagné de Jurgen Roelandts et de Mickael Delage a quitté Monaco, direction l’Italie. Le soleil qui innonde la Côte d’Azur depuis une semaine à peine, avait déjà percé le voile nuageux, au loin, la mer miroitait.

Rejoint en chemin par Wesley Sulzberger, l’Australien de la Française des Jeux, puis à Menton par le tandem de RadioShack, Geoffroy Lequatre et Sébastien Rosseler, la petite troupe poursuivit sa progression, d’autant que le vent lui était alors favorable.

Un peu plus d’une heure plus tard, c’est à contre sens que le groupe entama la finale de Milan-Sanremo, du Lungomare où l’on connaitra samedi le successeur de Mark Cavendish, jusqu’à la sortie d’Imperia, au pied de la descente du Capo Berta, le troisième et dernier des célèbres capi. Là, toujours escorté par la voiture conduite par Dirk De Wolf, le sextet, a fait demi-tour et a repris, dans le bon sens cette fois, le tracé de la Primavera , et enchai la montée de la Cipressa, sa descente, puis l’ascension du Poggio et, bien évidemment, sa descente à laquelle ont succédé les derniers kilomètres jusqu’au Lungomare.

“Je vais régulièrement jusqu’au Poggio, parce que ça fait un tour de trois heures, depuis Monaco mais pas plus loin, notamment à la Cipressa”, explique Philippe Gilbert qui a mis à profit les deux premiers jours de la semaine pour récupérer. “Après un tel Paris-Nice (NdlR : le plus rapide de l’histoire), c’était bien nécessaire. Aujourd’hui aussi (hier), on roule tranquille, pas trop vite, cinq heures trente (au total 150 kilomètres).”

Le Sportif de l’Année connait la finale, mais il aime à s’en imprégner, encore et encore.

“De toute façon, même s’il y a la côte de la Manie qui peut faire des dégâts, mais est trop loin de l’arrivée, la course ne commence vraiment que là, au Capo Berta”, dit-il. “C’est le plus dur des trois. Si, à ce moment-là, vous êtes mal, c’est fini. Le plus dur, dans la Cipressa, c’est la descente, il ne faut pas être trop derrière, ne pas se faire piéger ou devoir bruler des cartouches pour se replacer. Tout comme il est important de bien négocier l’arrivée en bonne position au bas du Poggio, ne pas se faire enfermer et encore moins accrocher. La montée est moins dure que celle de la Cipressa, mais il y a toujours du vent, et au sommet, c’est toujours de face (NdlR : comme hier). D’ailleurs, à cause des 6-700 mètres qu’il y a en plus, depuis que la course ne finit plus sur la Via Roma, mais en bord de mer, c’est impossible d’aller seul du Poggio à l’arrivée.”



E. d.F.

© La Dernière Heure 2010

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