Cyclisme Le Belge a longtemps été en tête avant d’échouer à la quatrième place.

"Shit !" Ce mot a claqué dans l’air, quelques secondes après l’arrivée du Grand Prix de Montréal. La déception, vive, se lisait sur le visage de Jan Bakelants, qui a longtemps cru dans la dernière ligne droite qu’il parviendrait enfin à gagner le Grand Prix de Montréal. C’est lui qui a emmené le sprint de la bonne échappée de six coureurs, qui s’est formée sur une attaque du Belge dans l’avant dernier des dix-sept tours de la classique canadienne. Et il est longtemps resté en tête de ce sprint en montée, avant de coincer dans les derniers mètres, se faisant remonter par Diego Ulissi, qui s’impose devant Jesus Herrada et Tom Jelte Slagter, se classant donc quatrième.

"Et en plus, je ne peux même pas me consoler avec le podium", poursuit le coureur d’AG2R-La Mondiale, en dodelinant de la tête. "C’était ma chance de gagner ici, une arrivée en montée comme ça, en montée, dans un petit groupe, cela me convient. Malheureusement, j’ai dû lancer mon sprint d’un peu trop loin. Car Tony Gallopin avait encore un peu d’avance, et je me suis dit qu’il fallait réagir, surtout que je sais que je peux résister sur un sprint long. J’ai même cru que j’allais lâcher Diego Ulissi, mais il en avait encore sous la pédale. Et il m’a passé, comme les autres."

Toujours franc dans son discours, il n’a pas hésité à râler sur Tony Gallopin. "Il ne collaborait pas avec nous et il nous a flingués de l’arrière, ce n’est pas agréable, peste Jan Bakelants. En plus, cela m’a contraint de démarrer trop tôt. Je suis déçu ! C’est une déception, même si elle n’est pas si grande que ça. Car je pense avoir livré la course parfaite, j’ai attaqué, j’ai pris mes responsabilités, je n’ai pas attendu comme les autres l’ont fait. J’ai montré que j’étais fort. Mais, cette quatrième place, c’est à l’image de ma saison, il y a toujours quelque chose…."

Qui l’a privé de la victoire, qui est revenue à Diego Ulissi, le puncheur italien remportant sa première grande course d’un jour du niveau World Tour. Derrière cette bonne échappée, les favoris Peter Sagan et Greg Van Avermaet ont loupé le bon coup. Comme Tim Wellens. Ces trois-là ont tenté de réagir en contre dans le dernier tour, mais sans parvenir à faire la différence, ni à faire la jonction avec l’avant de la course. Van Avermaet s’offrant le sprint du peloton pour la septième place.