Cyclisme

L’Anversois croit fermement en ses chances de vaincre à Valkenburg

Que ceux qui aiment les paris se le disent : Boonen est en forme, il croit dur comme fer en ses chances et sa cote chez les bookmakers est avantageuse. Hier après-midi, on pouvait jouer Boonen gagnant à 15 contre un sur certains sites, un bon placement selon nous…

Boonen lui-même se plaisait à formuler un scénario idéal de course. “Ce serait bien si on arrivait au pied du Cauberg avec un beau groupe, dit l’autre chef de file de la sélection belge. En soi, ce sera notre première grande mission dans la finale : arriver là tous groupés. Ensuite, on peut imaginer que les attaques vont se succéder et que les gros bras lâcheront les chevaux dans la deuxième partie. Je pense notamment à Rodriguez ou à Valverde. Ce sera alors à Philippe (Gilbert) de suivre le mouvement tandis que nous tâcherons de contrôler la course depuis l’arrière, en mettant constamment la pression sur les échappés. On verra alors ce qu’il se passera ensuite. Si Phil reste en tête, il sprintera pour le titre, sinon, ce sera à moi de jouer.”

Avant, dans les deux ou trois tours précédents, Van Avermaet aura sans doute anticipé la finale en compagnie de quelques audacieux (Boom ou Voeckler), selon l’Anversois, mais le Cauberg, dans sa dernière ascension, devrait néanmoins constituer le juge de paix de ce championnat du monde néerlandais.

La question demeure toutefois : Boonen survivra-t-il à ce Cauberg au bout de 258 km de course lorsque les puncheurs tenteront de tout faire exploser ? “Je crois que je survivrai sans problème,” répond-il du tac au tac.

Comment ? Pas la moindre crainte à ce sujet ? “Pas la moindre, enchaîne Boonen tout sourire. Bien sûr que c’est une côte qui fait mal, bien sûr qu’il faudra se sortir les tripes pour suivre le rythme élevé imprimé par les meneurs, mais n’oubliez pas qu’on n’est pas ici en train de parler de l’Amstel Gold Race ! Quand l’arrivée est située juste au sommet du Cauberg, c’est tout différent, car on parle alors d’un vrai sprint en côte, au cours duquel on doit tout donner ! Cette fois, même les ténors n’y seront pas à 100 % mais devront en garder un peu sous la pédale pour affronter les 1500 m restants. Pour ma part, je devrai me contenter de suivre le tempo, avant, une fois en haut, de reprendre mon souffle dans les roues et de corriger éventuellement une dernière fois le tir avant l’empoignade finale.”

À l’entendre parler de cette course , on le sent extrêmement confiant… “Mais je le suis en effet, répond Boonen avec enthousiasme. Vous savez, les jambes, il n’y a que moi à les sentir ! Et je sais que j’ai d’excellentes sensations à ce niveau. Ma condition actuelle est celle que je voulais avoir à cette époque de l’année. En outre, j’estime que ce parcours convient parfaitement à un vrai coureur de classiques. Ce n’est évidemment pas un circuit facile, mais c’en est certain un à la mesure de mes qualités.”

Et le résultat de la course des Espoirs, hier, (52 coureurs classés dans le même temps !) lui aura certainement permis de passer une bonne nuit. Une très bonne nuit même…



© La Dernière Heure 2012