Cyclisme

"Lorsque mon avocat m'a communiqué la nouvelle, je ne vous cache pas que j'en ai pleuré... " La voix encore chevrotante traduit encore l'émotion qui habite Jonathan Breyne. Contrôlé positif au clenbutérol le 4 novembre dernier sur le Tour de Taihu Lake (où il avait remporté la 8e étape), le Mouscronnois avait été suspendu à titre provisoire par l'UCI.

Mardi soir, l'union internationale a informé Maître Johnny Maeschalck qu'elle levait la suspension pesant toujours sur l'ancien coureur de la formation Crédit Agricole-Euphony (il en va de même pour l'Asutralien Michael Rogers, lui aussi défendu par l'avocat belge). "L'UCI juge que je n'ai commis aucune négligence et que la quantité de la substance incriminée présente dans mon organisme était trop faible que pour avoir été absorbée volontairement."

Depuis le début de cette affaire, Breyne n'a eu de cesse de clamer son innocence, évoquant une contamination alimentaire (un problème connu avec la viande chinoise). "C'est une page noire qui se referme définitivement, poursuit celui qui avait tenté de mettre fin à ses jours à l'annonce de son contrôle. Je savais ne rien avoir à me reprocher, mais dans des cas aussi sensibles, cela ne suffit malheureusement pas toujours."

Sous contrat avec la formation continentale Josan-To Win, le Mouscronnais se réjouit désormais de pouvoir à nouveau épingler un dossard. "Et cela le plus vite possible. Le hic est que j'ai trouvé un travail de mécanicien vélo depuis un mois maintenant et que j'ai bien moins de temps pour m'entraîner et courir. Si j'avais la certitude de pouvoir bénéficier d'un contrat pro pour plusieurs saisons, je ferais le choix de mettre mon job de côté. Mais là, la décision est vraiment difficile à poser..."