DH Challenge Philippe Gilbert L’ancien pro a disputé le Tour du Portugal, où les températures ont atteint 45 degrés

Il fait moins chaud, en Belgique, cette semaine. Ce qui n’est pas pour déplaire à Olivier Pardini. "Même si j’ai presque froid", sourit le coureur de la formation continentale Differdange-Losch. Il revient en effet d’un Tour du Portugal qui s’est déroulé sous des températures très élevées.

"C’était vraiment la fournaise, témoigne l’ancien pro. On savait que cela allait être chaud, mais pas à ce point-là ! Rouler quand il fait 45 degrés, ce n’est jamais évident."

Avec ces fortes chaleurs, les pompiers portugais ont même été appelés en urgence pour… arroser le peloton. "Et je peux vous dire que cela faisait vraiment du bien, continue Olivier Pardini. Ils étaient à plusieurs endroits, ces pompiers. Et quand nous passions près d’eux, le peloton avait tendance à ralentir, pour bien en profiter. Pour bien se faire asperger ! Avec une telle chaleur, il fallait aussi souvent changer de bidons… Après un quart d’heure, ils étaient chauds."

La suite de l’épreuve ne s’est pas bien déroulée pour le Liégeois. "J’ai souffert d’une insolation et de déshydration, décrit-il. J’urinais du sang… Le médecin a préféré que je ne continue pas. Et j’ai été mis sous antibiotiques." Avait-il déjà couru dans de telles conditions ? "Une fois, au Championnat d’Europe espoirs, à Sofia, se rappelle-t-il. Mais là, c’était vraiment tous les jours. Et pas évident : on restait au frais à l’hôtel, mais il fallait aussi être vigilant, ne pas attraper froid avec la climatisation. C’est dommage d’avoir fait ce Tour du Portugal dans ces conditions car c’était une superbe organisation. Une des plus belles courses que j’ai disputées. "

Sa rentrée est prévue au GP des Marbriers le 21 août. Une épreuve de classe 2 qui peut lui convenir.