Cyclisme Le Colombien a perdu 25 minutes dans une étape remportée par Mohoric.

Les choses sont claires, désormais, chez Mitchelton-Scott. La formation australienne abordait la seconde semaine du Giro avec deux leaders : le maillot rose Simon Yates et Esteban Chaves, qui était deuxième du classement général, à 32 secondes de son coéquipier. Était, car le sympathique colombien a coincé, ce mardi. Dès la première difficulté de la journée, au 21 e kilomètre d’une étape marathon qui comptait 244 bornes, l’ancien vainqueur du Tour de Lombardie a été lâché sur les pentes du col de deuxième catégorie de Fonte della Creta.

Les Sky et d’autres équipes n’ont pas manqué de profiter de l’occasion pour assurer le tempo en tête de peloton, afin de l’empêcher de revenir. "Ce rythme soutenu a rendu cette étape très éprouvante", commente Tom Dumoulin, le vainqueur sortant, qui a connu une frayeur en chutant dans le final.

Que s’est-il passé avec Esteban Chaves ? "Il souffrait d’allergies depuis plusieurs jours", a déclaré son directeur sportif Matthew White. Le Colombien s’est longtemps battu, notamment avec les Quick Step qui espéraient ramener Viviani en tête de course, maintenant un écart entre deux et trois minutes sur le premier peloton. Avant de se relever et de finir à vingt-cinq minutes. Il peut faire une croix sur le classement général, lui qui s’était classé deuxième du Tour d’Italie 2016.

"C’est le Giro", a commenté Chaves. "J’ai une relation d’amour et de haine avec l’Italie. Je suis déçu, mais je ne pouvais tout simplement pas suivre le rythme. Mais le principal reste de gagner le Giro, ce que nous pouvons toujours faire avec Simon." Un Yates qui a pris soin de prendre trois secondes de bonifications en cours de route. "Avec la perspective du prochain chrono (mardi prochain, NdlR), je dois prendre un maximum d’avance et chaque seconde compte", explique-t-il. "Je suis déçu pour Esteban, il a vécu une mauvaise journée. Au lendemain d’une journée de repos, on ne sait jamais comment le corps va répondre."

Pour la victoire d’étape, l’ancien champion du monde des espoirs Matej Mohoric s’est montré le plus costaud de l’échappée finale, en devançant Nico Denz. Le Slovène de 23 ans s’est offert son succès sur un Grand Tour, après avoir remporté une étape de la Vuelta l’an passé. Place, ce mercredi, à une étape qui se finira au sommet d’une côte de quatrième catégorie, qui pourrait plaire à Tim Wellens.