Cyclisme Depuis deux jours, Chris Froome se charge lui-même de sa défense. En suivant la même méthode que son équipe.

"Je comprends que cela choque les gens. Je n’ai enfreint aucune règle." Chris Froome a tenté, dans un entretien diffusé dès mercredi soir sur la BBC, d’éteindre l’incendie provoqué par l’annonce de son contrôle anormal sur la Vuelta. Le quadruple vainqueur du Tour espère, par sa communication, conserver un minimum de crédibilité auprès du grand public quant à sa probité.

Mais sa marge de manœuvre est extrêmement faible, comme il en convient lui-même. "Je peux comprendre les réactions de beaucoup de personnes, surtout vu l’histoire de notre sport."

Le mode de communication du coureur britannique est forcément très proche de celui de son équipe. "Je connais les règles. Je connais les limites et je n’ai jamais dépassé ces limites." Cet axe de défense de Chris Froome peut paraître extrêmement maladroit. Car, à l’instar du team Sky qui joue sans cesse avec le règlement en quête de gains marginaux, le vainqueur du Tour 2017 confesse prendre garde uniquement à ne pas dépasser un certain plafond.

Au lendemain de son intervention sur la BBC, Chris Froome a poursuivi son matraquage via Twitter. Et dans un but assez surréaliste, à savoir se faire le porte-parole des asthmatiques. "Il est triste de voir les fausses idées sur les athlètes et l’utilisation du salbutamol. Mon espoir est que cela n’empêche pas les athlètes asthmatiques d’utiliser leurs inhalateurs dans des situations d’urgence par crainte d’être jugés. Ce n’est pas quelque chose dont il faut avoir honte."

L’absence de remords, malgré un taux de salbutamol beaucoup trop élevé, est une ligne de défense compréhensible. Pourquoi s’excuser lorsqu’on est innocent ? Cette communication permettra sans doute à Chris Froome de conserver sa crédibilité auprès de ses fans. Pas sûr qu’elle lui permette d’échapper à la sanction.