Cyclo-cross Pour faire échec à Mathieu Van der Poel au prochain Mondial de Valkenburg, Sven Vanthourenhout a choisi la jeunesse autour de Wout Van Aert. Exit Pauwels.

Sven Vanthourenhout, devenu sélectionneur national de cyclo-cross en août, a voulu imprimer sa griffe sur le groupe des élites messieurs que la Belgique alignera lors du Mondial. Les Championnats du Monde auront lieu à Valkenburg, sur les pentes du Cauberg, les 3 et 4 février.

C’est une équipe rajeunie qui a été construite autour de Wout Van Aert, double tenant du titre. Exit les trentenaires, Tom Meeusen ou, moins attendu, Kevin Pauwels. Vanthourenhout a fait le choix de la jeunesse. Ses sept coureurs ont entre 22 et 25 ans, de Quinten Hermans (22) à Tim Merlier (25) en passant par Wout Van Aert (23), Daan Soete (23), Toon Aerts (24), Laurens Sweeck (24) et Michael Vanthourenhout (24).

"J’ai choisi l’avenir", dit-il. "Des coureurs d’une même génération. Je pense que ça sera un plus. C’est un groupe d’amis, une équipe avec laquelle je travaillerai dans les années à venir."

Un groupe qui sera réuni cette semaine, à Valkenburg, jeudi et vendredi.

"Je ne voulais pas attendre le jeudi soir avant le Mondial pour réunir les coureurs", dit Vanthourenhout. "On va pouvoir découvrir le parcours, discuter tactique, régler la logistique, créer une équipe, lui insuffler une âme, mettre de l’ambiance…"

Face à un Mathieu Van der Poel ultra-dominateur, Wout Van Aert sera le meilleur atout belge mais, juste derrière lui, le sélectionneur compte sur Laurens Sweeck et Toon Aerts, voire Michael Vanthourenhout.

"Le parcours est très dur, il couronnera le plus fort", assure Vanthourenhout. "Il est plus difficile que celui qui accueille la manche de Coupe du Monde à l’automne. Le premier tiers est totalement différent. Le départ et l’arrivée ont changé d’endroit. Ce nouveau parcours est vraiment difficile. Ce circuit est plus dur que celui de Namur, avec énormément de montées dans les 20 % précédant l’arrivée. Il y a des passages à courir, dont la longueur sera fonction de la météo, très différente de celle d’octobre. Ça rend tout plus boueux et pénible. Ajoutez-y les entraînements et les courses qui auront lieu sur le tracé et qui vont tout compliquer. Ce sera peut-être le cross le plus dur de la saison."