Cyclo-cross Malgré Van der Poel, le Belge croit en ses chances de s’imposer ce dimanche.

Le Mondial de ce dimanche sera-t-il une synthèse de la saison dominée, pratiquement de la tête et des épaules, par Mathieu Van der Poel ? Au contraire, Wout Van Aert, le seul qui soit parvenu à cinq reprises seulement à empêcher le Néerlandais de s’imposer plus de vingt-six fois cette saison, pourra-t-il conserver un an de plus le maillot arc-en-ciel ?

"J’y crois, je sais que j’en suis capable, je peux battre Mathieu, je l’ai déjà fait quelques fois sur des parcours aussi durs, comme Namur et Gavere, mais ce sera extrêmement difficile", assure Wout Van Aert depuis une semaine, sa découverte du circuit de Valkenburg et sa performance encourageante à Hoogerheide (2e à 8 secondes de VDP). Le champion de Belgique avance plusieurs arguments pour étayer sa certitude : le difficile circuit, sa forme retrouvée au bon moment, sa confiance exacerbée et sa capacité à se sublimer lors des rendez-vous arc-en-ciel.

Lors des quatre dernières éditions, courue pour la première chez les espoirs, sur les terres mêmes de Van der Poel, puis trois fois chez les élites, Van Aert a gagné le championnat du monde à trois reprises sur quatre.

Une bonne raison, affirme le Campinois, pour que le champion des Pays-Bas et d’Europe ressente plus de pression que lui, au moment où la course débutera. D’autant qu’une défaite ternirait sincèrement l’exceptionnelle série que Van der Poel est occupé à réaliser et le priverait surtout d’un Grand Chelem hors du commun !

L’ensemble de la saison et la difficulté du tracé arc-en-ciel dessiné sur les pentes du Cauberg, qui surplombe Valkenburg, ne laissent guère de doute, sauf énorme surprise, la victoire reviendra plus que vraisemblablement à Mathieu Van der Poel ou à Wout Van Aert, tous les autres luttant sans doute pour la médaille de bronze.

"Dès la première petite descente, on peut creuser un écart", expliquait Van der Poel, le meilleur pilote du peloton et même parfois un peu trop kamikaze. "Si cela peut réussir dès le premier tour, pourquoi pas ? Il y a moyen de creuser un écart et après, ce sera quand même homme contre homme."

Dans la motié de ses succès de la saison, treize sur vingt-six, le Hollandais volant a provoqué la décision dès le premier tour.