Cyclisme Kenny Dehaes veut offrir le classement final à son équipe, sur les terres de Wanty.

Depuis que la course Binche-Chimay-Binche (1.1) a été relancée en 2010, après treize années d’interruption, jamais plus un coureur belge ne s’est imposé. Frank Vandenbroucke reste le dernier de nos compatriotes à avoir enlevé la semi-classique hennuyère. C’était en 1996 et la course, qu’organise son oncle Jean-Luc, est d’ailleurs désormais le Mémorial Frank Vandenbroucke, malheureusement décédé il y a huit ans.

L’épreuve est aussi cette année l’épilogue de la Napoleon Games Cycling Cup où, au terme des dix manches, le successeur de Timothy Dupont sera couronné.

Deux coureurs restent en lice après l’Eurométrople Tour, disputé dimanche, les deux Brabançons Kenny Dehaes et Jasper De Buyst.

Les deux habituels compagnons d’entraînement vont sans doute se livrer une course dans la course, comme le reconnaît Kenny Dehaes, qui possède sept points d’avantage sur son adversaire. Les points des trois sprints intermédiaires disputés en cours d’épreuve (3, 2 et 1 pt) et les quinze premières places à l’arrivée (16, 14, 13, 12…. 1 pt) sont encore à conquérir.

"Cette Coupe de Belgique est devenue un objectif au fil de la saison, alors que je collectionnais les places d’honneur", dit le coureur de Wanty-Groupe Gobert. "Comme tous les coureurs, je songe d’abord à la victoire. Ce n’est que depuis deux courses que je pense au classement. Dimanche aussi, à l’Eurométropole, je suis parti pour gagner, je finis deuxième. Maintenant, ce serait trop bête de laisser filer cette Coupe. Heureusement, je n’ai qu’un coureur à surveiller et je suis en forme depuis le BinckBank Tour. Dimanche, par exemple, j’avais de très bonnes jambes."

Kenny Dehaes ne veut pas trop entrer dans des détails tactiques.

"On va voir comment la course va tourner. Je pense que la météo, notamment le vent, va jouer un rôle prépondérant. Ce rendez-vous est très important pour nous, Wanty est une société de Binche. On a deux objectifs, gagner la course, et pour cela il y a mes sept équipiers, et la Napoleon Games Cup , pour moi", sourit le coureur originaire de Rhode-Sainte-Genèse, qui vit aujourd’hui à Deinze.

À 32 ans , le sprinter qui, dans un très bon jour, se sent capable de battre tout le monde, termine en force une saison durant laquelle il a vraiment cumulé les accessits.

"Ma saison n’a pas été exceptionnelle, je me suis classé plusieurs fois à toutes les places du Top 10 ", rappelle-t-il. "J’ai gagné la Flèche de Gooik, une course 1.2, et deux kermesses, à Melle et à Heusden. Celle-là, on la surnomme le Championnat du Monde des kermesses. J’ai aussi été déçu de ne pas aller au Tour de France. J’avais couru deux fois le Giro , j’aurais aimé découvrir le Tour. Tous les coureurs de l’équipe voulaient en être. Les dirigeants ont fait leur choix et on dirait qu’ils ont bien fait : mes équipiers ont roulé un super-Tour."

Des partenaires que Kenny Dehaes va quitter et hiver.

"Je pars chez Wallonie-Bruxelles", explique-t-il. "J’étais en fin de contrat et j’ai eu plusieurs sollicitations. Avec mon manager, on a bien étudié les propositions. J’ai été séduit par le projet de ma future équipe. Je connais Christophe Brandt avec qui j’ai roulé chez Lotto (NdlR : Dehaes y a évolué de 2009 à 2015). L’équipe est ambitieuse, veut encore grandir et j’étais heureux qu’elle pense à moi pour cela."