Cyclisme

La Cour suprême du Texas a infligé à l'ancien cycliste Lance Armstrong une nouvelle défaite judiciaire vendredi, ce qui pourrait permettre à une société de récupérer 12 millions de dollars de primes de victoires qu'elle lui avait versées.

Le tribunal a en effet débouté l'Américain de sa demande formulée plus tôt dans le mois, qui visait à bloquer la requête de la société SCA Promotions. Celle-ci voudrait récupérer les primes de victoires versées à l'ancien coureur après ses succès dans le Tour de France en 2002, 2003 et 2004.

SCA Promotions, basée au Texas, avait dans un premier temps refusé de verser à l'ancien champion 5 millions de dollars de primes qu'elle devait lui offrir après sa sixième victoire sur les Champs-Elysées en 2004, déjà en raison d'allégations de dopage qui circulaient en Europe. Lance Armstrong avait poursuivi en justice la firme texane et avait obtenu gain de cause à la suite d'un arbitrage. Il avait donc reçu ses primes de victoires.

Mais depuis ses aveux de dopage, SCA fait tout pour récupérer son argent, avec en surplus les intérêts et les frais de justice.

Il est prévu que l'ancien cycliste témoigne sous serment le 12 juin dans cette affaire, et la décision de la Cour suprême du Texas vendredi ouvre la voie à cette déposition.

Lance Armstrong a été banni à vie et déchu de la plupart de ses titres, dont ses sept victoires sur la Grande Boucle, en octobre 2012, à la suite d'un rapport accablant de l'Agence américaine antidopage (USADA). Après des années de dénégations, il a finalement reconnu début 2013 s'être dopé pour remporter le Tour.

Ces aveux ont poussé plusieurs sociétés à réclamer le remboursement de ses primes de victoires.

SCA Promotions n'est ainsi pas la seule à avoir poursuivi l'ancien cycliste. Celui-ci a par exemple trouvé en novembre dernier un accord amiable avec la société Acceptance Insurance, qui lui réclamait le remboursement de 3 millions de dollars de primes pour ses victoires dans le Tour de France en 1999, 2000 et 2001. Les termes de l'accord étaient restés secrets.