Cyclisme Le Norvégien Eiking est sorti en force du groupe des favoris pour s’imposer en solitaire

Au sein de l’équipe Wanty-Groupe Gobert, on répète depuis l’an passé que leur Norvégien Odd Christian Eiking est un talent. Leur solide coureur en a apporté la meilleure preuve, lundi, en remportant, du haut de ses 23 ans, l’étape annoncée comme la plus difficile de ce Tour de Wallonie.

Il est sorti en force du groupe des favoris pour s’imposer en solitaire. "C’est le plus beau moment de ma carrière sur le vélo", jubile ce prometteur coureur, qui parle très bien français (NdlR : il a passé deux ans à la FDJ). "Ce n’est que ma deuxième victoire pro, après les Boucles de l’Aulne l’an dernier. Dans la dernière côte, ça roulait à bloc et je souffrais. Au sommet, ça s’est regardé mais c’était compliqué de sortir car Quick Step Floors avait un gros collectif et Tim Wellens, qui était très fort, restait attentif. Mais j’ai choisi le moment parfait, sur la dernière petite rampe, pour sortir. Je me suis retourné, et je n’ai vu personne venir derrière moi. J’ai ensuite tout donné pour la victoire."

Déçu de ne pas avoir été repris sur le Tour de France, Eiking s’est consolé avec ce succès. "Oui, j’espérais aller au Tour, mais mon début de saison ne s’est pas déroulé comme je l’espérais : j’ai été malade", reconnaît celui qui avait flirté plusieurs fois avec la victoire sur le récent Tour d’Autriche. "Cette victoire efface toutes ces déceptions. C’était un parcours idéal pour moi. J’aime ce type de course, au profil accidenté. J’aime d’ailleurs les classiques."

Arrivé très jeune dans le World Tour, en 2016, à la FDJ, il a pris l’option d’aller chez Wanty-Groupe Gobert pour notamment avoir plus souvent l’occasion de jouer sa carte. "Je m’y sens bien, et je suis encore sous contrat jusqu’en 2019", ajoute-t-il.