Cyclisme Le Colombien a remporté une victoire près de 9 mois après son 1er bouquet.

Après la troisième étape de Tirreno-Adriatico 2016, remportée avec brio par Fernando Gaviria, tout le monde a peut-être compris, à ce moment-là, à quel talent le peloton allait avoir affaire dans les prochaines années. “Attention, ce n’est pas un gars ordinaire”,

affirmait à l’époque Patrick Lefevere, son patron chez Quick-Step Floors. “En 2015 au Tour de Grande-Bretagne, en tant que stagiaire, il a battu au sprint après 218 km le bon André Greipel du Tour de France.”

À seulement 23 ans, Gaviria a déjà remporté dans sa carrière 22 succès. Sa victoire lors de la première étape du Tour de Guangxi (jeudi) a également montré une autre facette de sa personnalité : il est d’une régularité hors norme. Victorieux pour la première fois en 2017 le 23 janvier dernier lors du Tour de San Juan, alors que nous avons passé la mi-octobre, le sprinter continue sa moisson. Lauréat au Tour de San Juan (deux fois) en janvier, au Tour de l’Algarve en février, à Tirreno-Adriatico en mars, il a conclu son magnifique début de saison par un brillant Tour d’Italie. Là, il a remporté quatre victoires en plus du maillot par points !

La clef de sa bonne saison résulte aussi dans son intelligent programme. Après les classiques, il s’est octroyé un petit mois de repos avant le Giro. Ensuite, après les trois semaines en Italie, le Colombien est resté inactif du début du mois de juin jusqu’à la fin du mois d’août. Initialement, il aurait dû revenir un mois plus tôt mais une blessure au mollet a retardé son retour. Durant le mois d’août, il a signé un nouveau contrat avec la Quick-Step Floors pour les deux prochaines saisons. Cette signature a, en outre, précipité le départ de Kittel pour la Katusha. L’Allemand, après son Tour réussi, ne voulait pas partager le leadership dans les sprints. Mais Lefevere compte profiter de son joyau durant encore de nombreuses années.