Cyclisme

Un calendrier basé sur un compromis a été proposé par l'Union cycliste internationale et les fédérations nationales

BRUXELLES Le calendrier spécifique regroupe le Tour de France et les épreuves historiques des grands organisateurs.

Cette proposition pourrait permettre une sortie de crise dans le conflit qui oppose l'UCI aux trois grands organisateurs (ASO pour la France, RCS pour l'Italie, Unipublic pour l'Espagne) depuis la création du ProTour fin 2004.

Le président de la fédération italienne, Renato Di Rocco, s'est félicité de cet accord qui doit être approuvé par les trois sociétés, sans limite précise de délai. "Nous avons eu une très bonne réunion", a-t-il déclaré au cours d'un point-presse auquel il a participé à côté du président de l'UCI, l'Irlandais Pat McQuaid, en marge des Championnats du monde de cyclo-cross à Trévise.
"C'est une avancée. On se dirige vers un compromis", a confirmé par téléphone le président de la fédération française, Jean Pitallier, tout en estimant: "Il y a encore des aménagements à apporter."

Le calendrier historique envisagé regroupe les épreuves les plus importantes des trois organisateurs, les trois grands tours nationaux (Tour de France, Giro, Vuelta) et les "monuments" des courses d'un jour, Milan-Sanremo, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie.

Les autres courses des organisateurs, qui étaient auparavant inscrites contre leur gré au calendrier du ProTour (Paris-Nice, Tirreno-Adriatico, Flèche Wallonne, Paris-Tours), figureraient au calendrier Europe Tour.
Pour l'heure, toutes ces courses sont en attente. L'UCI avait mentionné vendredi que "les fédérations nationales française, italienne et espagnole, n'avaient à ce jour demandé leur inscription dans aucun calendrier".

Les règles décidées en septembre dernier s'appliqueraient aux différentes épreuves, à savoir la qualification d'office au Tour de France pour les dix-huit formations du circuit ProTour toutes contraintes de satisfaire aux obligations du passeport biologique et une liberté de participation pour les autres courses. Le plateau serait complété par des équipes choisies au sein d'une liste d'une douzaine de formations de l'échelon inférieur également soumises au passeport biologique.

A l'issue de leur réunion, l'UCI et les présidents des cinq fédérations présentes (Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg) ont approuvé un communiqué formulant le voeu que cette journée "rétablisse la sérénité au sein du cyclisme professionnel" pour les années à venir, le projet se basant sur les quatre prochaines saisons.
"Les présidents des fédérations nationales vont soutenir ce projet devant les responsables d'ASO, RCS et Unipublic afin d'obtenir leur adhésion", mentionne le communiqué qui prévoit également la tenue de réunions régulières "pour discuter des thèmes les plus importants" du cyclisme.

Cet apaisement a contrasté avec la crise des dernières semaines allant jusqu'à une possible exclusion des Championnats du monde pour les fédérations nationales des pays concernés, comme l'avait évoqué récemment Jean Pitallier.
"On est peut-être arrivé à la fin du conflit et à la réunification de la famille du cyclisme", a déclaré Pat McQuaid avant de définir le champ d'action du ProTour: "Il a sa raison d'être, c'est la mondialisation du cyclisme. On le voit en Australie actuellement avec le Tour Down Under. D'ailleurs, par leur médiatisation hors d'Europe, les grands tours contribuent aussi à cette globalisation."