Cyclisme Le quadruple vainqueur du Tour, toujours dans l’attente du verdict de son contrôle anormal sur la Vuelta, sera au départ de la Ruta del Sol la semaine prochaine.

Mercredi prochain, sur la ligne de départ de la première étape de la Ruta del Sol, à Mijas, la noirceur des nombreux regards qui dévisageront Chris Froome éclipsera très probablement l’éclat du soleil andalou. Deux mois après la révélation au grand jour de son contrôle anormal au Salbutamol lors de dernière Vuelta, qu’il avait remportée, le Britannique donnera ses premiers coups de pédale en compétition cette saison sur l’épreuve espagnole (du 14 au 18 février) où il avait déjà ouvert son année 2015.

Un retour à la compétition qui fera grincer de nombreuses dents dans le peloton et auprès des instances dirigeantes du cyclisme mondial qui avaient lancé un appel du pied au quadruple vainqueur du Tour de France afin que celui-ci reste dans l’ombre jusqu’au dénouement de l’affaire dans laquelle il se retrouve actuellement englué.

"Je comprends que la situation présente génère certaines incertitudes et fasse l’objet de commentaires et spéculations, a commenté le Kenyan blanc. Mais croyez bien qu’il n’y a personne de plus déterminé que moi à faire avancer les choses rapidement. J’espère que le public comprendra que je me dois d’observer une certaine réserve tant que l’enquête est en cours, mais je suis convaincu que nous pourrons aller au fond des choses."

L’attente du verdict n’a, en tout cas, aucunement refréné l’ardeur à la tâche du leader du team Sky qui a accumulé plus de 5.500 kilomètres d’entraînement depuis le début de l’année.

"Je sors d’un bon bloc de préparation, en effet, poursuit Froome. Cela m’a fait beaucoup de bien d’être sur mon vélo et d’accumuler les bornes. J’ai déjà pris part à la Ruta del Sol plusieurs fois dans ma carrière et je suis très heureux d’y retourner car c’est une épreuve que j’apprécie."

Au-delà d’une communication très convenue, le Team Sky cherche probablement à accélérer le processus de décision du LADS, l’entité juridique de l’UCI amenée à statuer en première instance dans ce dossier. Le cauchemar des organisateurs du Tour et du Giro serait en effet de voir le Britannique au départ de leur épreuve avant que celui-ci ne soit, en cas de victoire, rayer ensuite des palmarès si suspension il devait y avoir…