Gilbert à la chasse aux points

Julien Gillebert Publié le - Mis à jour le

Cyclisme

Le Liégeois veut surmonter sa fatigue pour prendre la place de numéro 1 mondial

QUÉBEC Depuis la mi-août, on sent que Philippe Gilbert accuse la fatigue. À la fois physiquement, puisqu’il a livré une saison incroyable. Mais aussi mentalement, conséquence de la saga concernant son transfert très médiatisé chez BMC mais aussi de la pression qui repose désormais constamment sur ses épaules.

“Avec ma saison longue et riche, je suis fatigué, c’est normal” , a-t-il déclaré dans une conférence de presse au Canada, qui a réuni de nombreux médias, confirmant que le panache de Philippe Gilbert ne plaît pas uniquement en Belgique ou en Europe. On l’avait remarqué à Plouay, où, après avoir fait l’impasse sur la classique de Hambourg, son démarrage dans la côte de Ty Marrec n’était pas aussi tranchant que ceux qu’il sortait au printemps.

Mais au Canada, où il disputera ce vendredi le Grand Prix de Québec avant celui de Montréal dimanche, il a une mission : au moins décrocher les six points qui le séparent de la première place du World Tour , actuellement détenue par son ancien et futur coéquipier Cadel Evans.

“Je suis venu au Canada pour ça, même si gagner une des deux épreuves serait magnifique” , raconte le coureur d’Omega Pharma-Lotto. “Être sacré numéro 1 dans son sport, c’est un prix prestigieux. Je suis en position de le faire et je n’en aurai peut-être plus l’occasion ces prochaines saisons. Surtout que l’UCI change souvent les règles. Je dois donc jouer cette carte à 100 % et je serai déçu si je ne parvenais pas à remonter Cadel Evans d’ici à la fin de la saison. Il y a 160 points à prendre sur ces deux épreuves, c’est énorme (NdlR : le vainqueur de chaque épreuve reçoit 80 points, le second 60, le troisième 50, ensuite, de la 4e à la 10e place : 40, 30, 22, 14, 10, 6 et 2).”

Le parcours, exigeant, avec des arrivées en côte, est taillé pour lui. “J’ai déjà remarqué que l’arrivée à Québec me convient bien” , poursuit Gilbert. “Mais j’estime qu’un coureur comme Simon Gerrans est plus favori que moi sur ce genre de parcours. Il y a aussi Boasson Hagen ou Gesink (respectivement, 2e et 3e l’an dernier derrière Thomas Voeckler), qui seront entourés d’équipes bien plus fortes que la mienne. J’espère juste que les coureurs qui ont des ambitions assumeront leur part de travail. À Plouay, j’avais tout le peloton dans ma roue, personne n’a pris l’initiative. Enfin, il y a aussi les coureurs qui sortent du Tour du Colorado et qui sont restés dans le même fuseau horaire.”



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