Cyclisme Treizième, le Wallon a manqué de punch dans la finale.

Quadruple vainqueur de l’Amstel Gold Race, Philippe Gilbert ne rejoindra pas Jan Raas et ses cinq succès tout en haut du palmarès de l’épreuve néerlandaise cette année. Treizième sur les hauteurs de Valkenburg ce dimanche, le Wallon a pourtant longtemps semblé incarner l’un des principaux prétendants.

"Mais dans une descente, à une grosse dizaine de kilomètres du but, une petite cassure s’est produite dans notre groupe de favoris suite à une erreur de trajectoire de Vanendert , éclairait le Liégeois. Les 50 mètres qui nous séparaient du premier groupe en bas de la descente sont devenus 100 mètres à la relance et nous ne sommes jamais rentrés… Je ne peux cependant pas avancer cela comme excuse. J’aurais dû occuper les premiers rangs du peloton plutôt que la 12e ou 13e position… J’ai commis une erreur de placement. Plus globalement, le scénario de cette course a été particulier avec une échappée qui a pris beaucoup de champ et a condamné le peloton à une longue et intense poursuite. Cela a roulé fort durant une bonne partie de la journée et tout le monde était un peu au point de rupture dans la finale."

Au moment d’éclairer l’attentisme des principaux favoris, Philippe Gilbert avançait plusieurs arguments.

"Cette épreuve était sans doute la plus relevée de l’année. Lorsque l’on observe la liste des partants, la très grande majorité des meilleurs coureurs du monde était ici. Cela engendre toujours des scénarios plus tactiques. Le vent qui soufflait de face en haut des bosses les plus raides ne favorisait par ailleurs pas l’offensive. Cela montait assez vite, mais n’embrayait pas véritablement derrière. Tout le monde en gardait un peu sous la pédale et personne n’osait vraiment y aller et s’exposer."

Quinzième de Paris-Roubaix la semaine dernière, le Wallon avait chamboulé son approche de la course néerlandaise du fait de sa participation à la Reine des classiques.

"J’avais l’habitude de disputer la Flèche brabançonne qui demeure, à mes yeux, la meilleure préparation pour l’Amstel. Elle permet d’aller chercher les 2 à 3 % qui font la différence. Mais après avoir disputé Paris-Roubaix, il me fallait tout de même me reposer un petit peu... (rires) Il m’a manqué un petit peu de punch. La forme était bonne, mais pas extraordinaire non plus. Place maintenant à la Flèche wallonne, sur laquelle je m’alignerai bien mercredi."