Cyclisme

Le Giro a mis un terme à son parcours en Israël par une deuxième victoire en deux jours pour l'Italien Elia Viviani (Quick-Step Floors), le plus rapide du plateau réduit de sprinteurs, dimanche à Eilat.

La course reprendra mardi en Sicile avec l'Australien Rohan Dennis vêtu du maillot rose au lendemain d'une journée dite de repos, mais occupée le matin par un transfert aérien depuis la mer Rouge à destination de Catane.

Le séjour israëlien s'est conclu comme la veille par un succès de Viviani, déjà vainqueur samedi à Tel Aviv. Cette fois, le champion olympique de l'omnium aux JO de Rio a devancé son compatriote Sacha Modolo pour enlever la troisième étape de sa carrière dans le Giro.

Bien que gêné par l'Irlandais Sam Bennett, qui s'est rabattu d'un côté à l'autre de la route dans la ligne droite, Viviani s'est imposé nettement. "Je me suis senti mal toute la journée... sauf dans le final", a raconté l'Italien originaire de la région de Vérone.

Son équipe Quick-Step Floors a pris les commandes du peloton à 7 kilomètres de l'arrivée à l'approche d'Eilat, une ville balnéaire située à la pointe sud d'Israël entre l'Egypte et la Jordanie. Avant une série de ronds-points que les favoris du Giro ont cherché à négocier sans trop prendre de risques. "L'équipe a bien travaillé dans le final mais Fabio Sabatini a été victime d'une crevaison qui a perturbé nos plans", a expliqué Viviani.

Dans le sprint, l'Italien a laissé ses coéquipiers (Sénéchal et Morkov pour terminer) mener le rythme jusqu'à l'entrée de la ligne droite de 350 mètres. Il a préféré prendre la roue de Bennett et Modolo pour mieux réagir à l'effort de ses adversaires et les déborder logiquement.

Faute des stars de la discipline (Kittel, Gaviria, Cavendish, Greipel, Sagan, Groenewegen, Démare, Kristoff) qui ont déserté le Giro, Viviani a un boulevard devant lui.

"J'espère gagner trois étapes et ramener le maillot cyclamen (du classement par points)", avait annoncé le coureur italien qui a quitté l'équipe Sky à la fin de la saison dernière afin d'avoir sa liberté notamment dans les grands tours.

S'il est barré pour le prochain Tour de France par le Colombien Fernando Gaviria (quatre étapes du Giro 2017 à son actif), Viviani a obtenu les pleines responsabilités de la part de sa formation d'autant que la Quick-Step se présente sans aucun coureur pour le classement général et se consacre aux étapes.

Mais, au vu des premiers sprints, l'appétit de Viviani ne peut que grandir. "Six étapes peuvent se terminer au sprint", a-t-il d'ailleurs ajouté à Eilat en se projetant sur la suite.

Cette troisième journée hors d'Europe, l'une des plus longues de l'épreuve (229 km), a surtout valu par ses paysages à couper le souffle, dans la traversée du désert du Néguev.

"C'était vraiment lunaire", a commenté Thibaut Pinot, surtout soulagé d'en avoir fini sans dommage sur un parcours qui lui a procuré "zéro plaisir". "Il faut en passer par là mais c'était interminable", a ajouté le Français qui va retrouver à partir de mardi un terrain à sa convenance. A condition de bien négocier les heures de vol et de repos, avant la quatrième étape entre Catane et Caltagirone (198 km).