Cyclisme Le Britannique aborde le premier week-end de montagne du Giro avec plus d’une minute de retard.

Ce n’est pas le Chris Froome habituel. Un Grand Tour se joue certes sur trois semaines, mais le coureur britannique n’a pas l’habitude d’accumuler du retard au fil des étapes quand il vise la victoire finale. Mais en cette première semaine du Giro, il pointe déjà à plus d’une minute du maillot rose. Une minute et dix secondes pour être précis.

Le Kenyan blanc avait limité la casse au prologue de Jérusalem, perdant 37 secondes sur Tom Dumoulin. Il a également déboursé une vingtaine de secondes dans la première arrivée en montée, à Caltagirone, où Tim Wellens s’était imposé. Et il a encore concédé 26 secondes à Chavez et Simon Yates sur les pentes de l’Etna, jeudi.

À chaque fois , Chris Froome ne perd pas grand-chose, ce qui lui permet de rester dans le coup. Mais à chaque fois, il perd du temps, lui qui a l’habitude de se montrer autoritaire d’emblée et de ne pas hésiter à prendre des secondes de bonifications.

La préparation de son premier objectif de la saison a logiquement été marquée par son affaire, qui n’est toujours pas réglée. S’il se montre serein, persuadé qu’il parviendra à prouver son innocence, il n’apparaît pas serein sur le vélo. Le week-end qui se profile à l’horizon permettra d’en savoir plus sur son niveau. Car cela va monter. Avec deux arrivées au sommet.

Dès ce samedi, avec la montée vers Montervergine di Mercogliano. Soit un petit col régulier d’une vingtaine de bornes avec un pourcentage moyen de 5 %, sur lequel Bart De Clercq s’était imposé en 2011. Mais, dimanche, ce sera plus pentu. Avec trois cols répertoriés, dont le dernier, à l’arrivée, culmine à 2.135 mètres d’altitude.

Mais avant d’aborder ce premier week-end montagneux, Chris Froome s’est voulu rassurant. "Jeudi, sur l’Etna, c’était le premier grand test pour tous les prétendants au classement général", analyse celui qui rêve de réussir le doublé Giro-Tour comme il avait gagné l’an passé le Tour et la Vuelta. "Je dois me montrer satisfait d’être dans le coup avec tous les gars du classement, à l’exception de Chaves et de Yates, qui ont réalisé un solide numéro. Ils ont pris la course en main, chapeau à eux !"

Une manière de leur refiler le poids de la course ! "De mon côté, je me sens de mieux en mieux au fil des jours, et le but reste le même : être le plus fort possible dans la troisième semaine de ce Tour d’Italie", termine celui qui n’a pas voulu entamer ce Giro au top de sa condition, pour être encore frais en juillet. "J’ai conscience qu’il me reste pas mal de boulot, mais il reste encore beaucoup de jours de course !"