Cyclisme Il a chuté dans la montée du dernier col, au sommet duquel Carapaz s’est imposé.

Chris Froome n’a pas perdu de temps sur les autres favoris ce samedi. Mais le coureur britannique a, une fois de plus, vécu une journée compliquée. Dans la montée finale menant à Montevergine, le leader de la formation Sky a glissé dans un virage et a chuté. Sa roue s’est dérobée sur une ligne blanche, détrempée par une pluie intense. Soit sa deuxième chute sur ce Giro, après celle subie lors de sa reconnaissance du prologue. Il est ensuite rapidement remonté sur son vélo pour recoller au groupe des principaux prétendants à la victoire finale et l’accrocher jusqu’à la ligne d’arrivée, qu’il a ralliée avec un rictus de douleur sur le visage.

Un groupe de favoris duquel est sorti le prometteur Richard Carapaz. En vrai puncheur, il a bondi sur les derniers rescapés de l’échappée matinale, dont le malheureux Néerlandais Koen Bouwman, repris dans le dernier kilomètre. Carapaz a su conserver quelques longueurs d’avance sur le peloton pour s’imposer en solitaire.

"C’est une grande victoire pour moi", sourit cet Équatorien de 24 ans. "C’est tout simplement le plus grand succès de ma carrière !"

Entamée en 2016 chez Movistar, formation avec laquelle il a grandi progressivement, pour franchir un solide cap cette année, puisqu’il a remporté une étape et le classement final du Tour des Asturies et avait fini onzième du dernier Paris-Nice. L’an passé, il avait fini deuxième de la Route du Sud.

"C’est une grande émotion de réussir à obtenir un succès sur un Grand Tour", ajoute encore celui qui a conforté son maillot de meilleur jeune. "J’avais beaucoup travaillé avant ce Giro et j’en ai été récompensé avec ce succès, qui me comble de joie. Je n’avais aucune chance de victoire si j’attendais le sprint, j’ai donc anticipé en attaquant et j’ai su tenir jusqu’au bout."

Huitième du classement général, il préfère ne pas se prononcer sur ce qu’il peut viser sur ce Giro. "Il reste encore beaucoup d’étapes, je vais les aborder au jour le jour", précise celui qui a un Grand Tour dans les jambes : la Vuelta 2017,qu’il avait terminée 36e. Le maillot rose reste sur les épaules de Simon Yates ("J’ai passé une bonne journée, même si j’aurais préféré parvenir à prendre des secondes de bonification", commente le leader de ce Giro) avant une nouvelle étape de montagne, ce dimanche.

Qui sera plus dure, avec deux cols de première catégorie dans le final, dont un menant à l’arrivée.