Cyclisme

Après la troisième journée de repos, une étape clé du Tour d'Italie, la 16e, est prévue mardi: un contre-la-montre individuel de plus de 34 kilomètres entre Trente et Rovereto. Pour le Néerlandais Tom Dumoulin, champion du monde de la spécialité, il s'agit de la plus belle occasion de combler les 2:11 de retard qu'il compte sur le maillot rose le Britannique Simon Yates. 

Lundi, le leader de l'équipe Sunweb est allé reconnaître le parcours du contre-la-montre. "Très rapide, car le vent est maintenant directement dans le dos. Ce ne sera pas difficile, si c'est le cas. C'est une route droite vers le sud. Vraiment une piste", a-t-il confié à la chaîné de télévision néerlandaise NOS.

Mardi, Dumoulin espère que le vent soufflera différemment. "J'espère qu'il tournera. Le vent favorable n'est pas bon pour moi. Si vous avez beaucoup de vent dans le dos et que vous vous allongez sur votre vélo de contre-la-montre, vous roulez déjà à 50 kilomètres à l'heure. Alors je peux faire de mon mieux et conduire 55, mais les différences ne seront pas aussi grandes qu'elles devraient l'être. Je pense que Yates doit faire un très mauvais contre-la-montre s'il veut perdre plus de deux minutes sur moi."

Vainqueur du Giro 2017, Dumoulin a dressé un bilan positif après deux semaines et demie de Giro: "Je suis vraiment très bien, très satisfait. Je pense qu'en termes physiques, je suis au même niveau que l'an dernier. Seul le parcours était un peu plus à mon avantage et il n'y avait pas de Yates qui se démarquait autant. Il est tout simplement beaucoup trop fort en ce moment."

Dimanche après le raid de Yates à Sappada, Dumoulin avait déjà fait l'éloge de son concurrent britannique. "Il a démarré si vite, ce n'était vraiment pas normal. Je n'ai même pas pensé une seconde de tenter de le suivre. Pour gagner le Giro, il faut qu'il se produise quelque chose de très fou. Mais comme je l'ai dit tant de fois: je continue à me battre".