Cyclisme Il veut prouver au Canada qu’il y méritait sa place au Championnat du Monde

Le ciel ne lui est pas tombé sur la tête, mais presque. En quelques jours, Sep Vanmarcke a appris que son équipe Cannondale-Drapac n’allait peut-être pas continuer. Et qu’il n’est pas repris dans la sélection belge pour le Mondial. "Cela fait beaucoup de grosses déceptions en peu de temps, ce n’est pas évident mentalement !", commente le solide Flandrien. "La fin éventuelle de l’équipe, cela a été une énorme surprise pour nous. Et je m’attendais vraiment à être repris pour le Championnat du Monde."

Comprend-il sa non-sélection ? "En Belgique, les choix pour le sélectionneur national sont toujours compliqués, vu le riche noyau de coureurs que nous avons", répond-il, évitant de polémiquer. "Tout ce que je peux dire, c’est que je suis très déçu, car ma forme est excellente. Elle l’est depuis le Championnat de Belgique."

Où il avait été battu de très peu par Naesen, avant de cumuler les places d’honneur en été, comme avec sa quatrième place à Plouay ou avec ses cinq Tops 5 sur sept jours de course au Tour d’Autriche. "C’est comme ça pour le Mondial, maintenant, tout ce que je peux faire, c’est me concentrer sur ces courses du Canada, qui me plaisent beaucoup", termine-t-il. "Avec mon excellente condition actuelle, je sais que je peux passer les bosses de Québec. J’ai à cœur d’y briller. Et j’espère m’accrocher dans les bosses plus longues de Montréal."

Quid de son avenir ? "J’ai des pistes, j’ai des contacts avec plusieurs équipes, mais ma priorité reste Cannondale, qui vient de nous donner des signes rassurants pour l’an prochain. Je me sens vraiment bien dans cette structure, qui me fait confiance. Je vais donc attendre, espérant qu’une solution soit trouvée."