Cyclisme

Jérôme Baugnies (Wanty-Groupe Goobert) a lourdement chuté après 45 kilomètres de course, mercredi au Grand Prix de Wallonie. Il a été héliporté à la clinique du Sart-Tilman à Liège.

D'après les premières informations de la direction de course du Grand Prix de Wallonie, Jérôme Baugnies serait tombé seul dans une descente après 45 kilomètres de course et il aurait heurté un poteau de signalisation. Il a été héliporté vers la clinique du Sart-Tilman à Liège.

Opéré d'urgence, le coureur se trouve dans un état stable

Une fois à l'hôpital, Jérôme Baugnies a été opéré d'urgence de la 8e vertèbre thoracique. Son état est stable.

"Jérôme était en état de choc après sa chute mais il n'a jamais été inconscient", a indiqué le porte-parole de l'équipe Wanty-Groupe Gobert. "Notre docteur Joost De Maeseneer était directement sur place. Les examens à l'hôpital ont montré que Jérôme souffre de traumatismes au niveau des cervicales et au dos. Il va être opéré en urgence à Liège au niveau de la 8e vertèbre thoracique."

L'année dernière, le Belge de 30 ans avait terminé 3e du GP de Wallonie.


Hilaire Van Der Schueren: "La chute de Baugnies rappelle de mauvais souvenirs"

Le directeur sportif de Wanty-Groupe Gobert Hilaire Van Der Schueren s'est exprimé ce mercredi après-midi au sujet de la chute de son coureur Jérôme Baugnies. "Ce fut une lourde chute. Dans des moments pareils on repense tout de suite à ce qui s'est passé l'an dernier", a-t-il réagi en rappelant la mort tragique de son coureur Antoine Demoitié durant Gand-Wevelgem 2016.

"Je ne sais pas ce qui s'est passé exactement. J'ai entendu dans la radio qu'il était tombé. Apparemment, il a fait un tout droit dans une partie de la descente qu'il ne devait pas aborder et a heurté un poteau. Le choc a été fort. On a vu qu'il était touché à la tête et qu'il avait aussi mal au dos mais il n'a jamais perdu connaissance. Il était en état de choc mais bien conscient. Les équipes médicales l'ont tout de suite pris en charge."

Baugnies a ensuite été héliporté à la clinique du Sart-Tilman à Liège. "Quand on voit un hélicoptère arriver, on réalise qu'il ne s'agit pas d'une chute ordinaire", a soupiré Van der Schueren. "J'ai été secoué car j'ai repensé à ce qu'il s'est passé l'an dernier. En plus Thomas Degand a été percuté par une voiture un peu plus tard. Je me suis dit 'mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui?'."