Cyclisme

Greg Van Avermaet s'est classé sixième des Mondiaux de cyclisme, dimanche, à Bergen.

"Il n'était pas possible de faire beaucoup mieux. Peut-être que si j'étais mieux positionné dans le sprint j'aurais pu terminer troisième, mais c'est probablement le meilleur résultat que je pouvais obtenir. Je suis déçu, mais pas trop, je n'étais pas dans un super jour", a résumé le champion olympique.

"Notre tactique a fonctionné, nous n'avons commis aucune faute. Chacun savait ce qu'il devait faire et nous avons eu la course en main. Tous les Belges ont accompli leur devoir. Sur la dernière ascension, c'était à moi et à Phil (Gilbert) de jouer. Nous n'avons pas pu suivre Alaphilippe, nous devons être honnêtes."

La course n'était cependant pas finie après l'attaque d'Alaphilippe, suivi par Moscon. "Nous avons collaboré avec les Danois et nous nous sommes rapprochés. Phil a essayé encore une fois à 2 km, mais il n'a pas réussi à partir. Gaviria a encore attaqué, Dumoulin aussi. Cela partait dans tous les sens. A 1 km de la ligne, Alaphilippe a été repris. Il fallait bien se positionner pour le sprint. J'ai reculé dans les deux derniers virages, surtout le deuxième, car ils ont presque chuté. J'ai perdu deux-trois positions, cela m'a coûté une place sur le podium, la troisième. Quand tu vois comment Kristoff et Sagan ont sprinté, tu sais que tu ne pouvais pas obtenir plus que la troisième place."

Pour la troisième année d'affilée, Sagan a été titré. "Peter a roulé une course défensive. Je ne l'ai pas vu durant la course. Il est passé devant moi pour la première fois à quatre kilomètres de l'arrivée. Il n'était peut-être pas super bien sur l'ascension, mais il a gagné, donc il a roulé la course parfaite. Il a mérité de gagner."

"Je n'étais pas dans un super jour", a ajouté Van Avermaet. "C'était une journée normale. Je n'ai pas pu suivre Alaphilippe. Personne n'a su le faire. Je ne suis pas trop déçu car je n'avais pas de super jambes et un sprint contre de tels coureurs n'est pas facile, ce n'était pas un sprint en montée. Je ne dirais pas que le parcours n'était pas assez dur, car si c'était le cas, j'aurais dû suivre Alaphilippe, ce que je n'ai pas réussi."

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"Ce n'était pas simple de faire la différence sur ce parcours", estime Gilbert

Philippe Gilbert a terminé 17e des Mondiaux, dimanche, à Bergen. Il a tenté sa chance dans la phase finale - durant laquelle les images télévisées ont disparu - mais cette attaque n'a pas réussi. "Nous n'avons pas commis de faute avec l'équipe", a analysé Gilbert. "Tout s'est parfaitement déroulé, mais nous n'avons pas gagné. C'est la course."

"Nous avons contrôlé la course jusqu'à cinq tours de l'arrivée et après nous étions dans un fauteuil avec Wellens à l'avant."

Dans le dernier tour, Alaphilippe a attaqué sur la Salmon Hill. "Je savais que Julian allait essayer quelque chose. J'étais derrière lui, mais il est parti très vite et j'ai dû lâcher prise. Je pensais qu'il était parti trop vite, qu'il avait gaspillé trop de forces, comme si l'arrivée était au sommet. J'ai attendu un peu, car nous étions encore loin de l'arrivée et car j'ai vu que Greg (Van Avermaet) était aussi avec moi et cinq ou six coureurs. Moscon et Terpstra m'ont dépassé. Finalement, dans la descente, un gros groupe est rentré. Les Danois roulaient pour Magnus Cort Nielsen et le regroupement général s'est opéré", a raconté Gilbert.

"J'ai encore essayé à 2,5 km de l'arrivée, mais Gaviria a sauté dans ma roue, avec derrière lui Sagan. J'ai insisté, mais le groupe est revenu et c'était le sprint, qui n'était pas pour moi."

Le parcours était-il assez dur? "C'est aussi la beauté de ces Mondiaux. Il donnait la chance aux punchers et aux sprinteurs. Cela motive jusqu'au bout. La course s'est ouverte à 80 km de la course. C'était dur, mais tout le monde pouvait suivre. Ce n'était pas simple de faire la différence sur ce parcours."

Sagan a décroché son troisième maillot arc-en-ciel de suite. "Nous ne l'avons pas vu pendant la course. Je l'ai vu au départ et la deuxième fois, c'était à quatre ou cinq kilomètres de l'arrivée. Et il a gagné. Et ce après avoir été malade (rire). Chapeau bas, c'est un vrai phénomène."

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Wellens avait de bonnes jambes et devait partir de loin

Tim Wellens s'est montré dans une échappée dont faisaient notamment partie Lars Boom, Marco Haller et Alessandro De Marchi, dimanche, lors des Mondiaux de Bergen. Après environ 45 km d'échappée, le groupe a été repris par le peloton. "J'avais de bonnes jambes. Ma tâche était de partir de loin, et c'est ce que j'ai fait. Le parcours était suffisamment dur pour tenter quelque chose."

Wellens s'est finalement classé 110e. "Mon rôle était de partir tôt. Je pensais qu'il aurait été possible pour nos leaders de sortir sur la Salmon Hill et de rester devant. Mais visiblement, cela n'a pas marché. Pas même pour Alaphilippe et Moscon, car ils ont été repris et on a eu un sprint. Je n'ai pas de regret d'avoir attaqué tôt. Premièrement parce que c'était mon rôle et deuxièmement car les échappés ne sont quand même pas restés devant. J'avais de bonnes jambes et nous avons roulé une bonne course en tant qu'équipe. Peut-être que quelqu'un devait être avec Alaphilippe et Moscon, mais c'est la course", a raconté Wellens.

"Ce que Sagan a réalisé est impressionnant. Oui, il est resté derrière toute la journée, mais cela n'a pas d'importance, à la fin, le plus important, c'est de franchir la ligne en premier."

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Teuns: "Difficile de se débarrasser de Matthews et de Sagan"

"Je suis satisfait de ma performance même si je regrette que nous n'ayons pas obtenu un bon résultat", a expliqué Dylan Teuns, 73e des Mondiaux de cyclisme sur route à 2:32 de Peter Sagan, dimanche à Bergen en Norvège.

"J'ai fait mon travail pour l'équipe. Je devais imposer un rythme très rapide à cinq tours de la fin, ce que j'ai essayé de faire le mieux possible. Le peloton s'est scindé en plusieurs groupes mais finalement, les dégâts n'ont pas été tellement importants. Le plan prévoyait que par la suite Tim Wellens, Tiesj Benoot et moi, dès que j'avais récupéré, attaquerions. Tim a accompli cette tâche et nous étions alors dans un fauteuil. Ensuite, j'ai amené Greg Van Avermaet vers l'avant tout en le protégeant du vent. A deux tours de la fin, j'avais accompli mon travail", a révélé Teuns.

Finalement, personne n'est resté devant et la course s'est jouée au sprint. "On a encore vu qu'au Mondial, ce sont bien les meilleurs coureurs de la planète qui sont les principaux protagonistes. C'est vraiment difficile, même dans une épreuve dure comme celle-ci, de se débarrasser de Matthews et de Sagan, désormais champion du monde à trois reprises, c'est une prestation incroyable", a souligné le coureur de l'équipe BMC.

"Quand à deux tours de la fin je me suis retrouvé entre la 60e et la 70e position, il roulait à ma hauteur. Si vous avez de bonnes jambes, vous pouvez vous permettre de le suivre. Encore une fois, il a prouvé qu'il était en mesure de faire le travail seul. Est-ce que je suis animé par une certaine déception? Je ne sais pas comment sont les leaders dans leurs têtes, mais j'aurais naturellement préféré les voir gagner. J'ai fait ce qui m'a été demandé. En début de course, j'ai gardé Greg à l'abri du vent et je l'ai ramené après les pauses pipi. Je ne pouvais pas faire plus."

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Vermote: "J'ai commis une erreur avec ma pédale"

Julien Vermote a terminé son championnat du monde après environ 190 km. Le coureur a chuté dans un virage alors qu'il se trouvait en tête du peloton. Il souffre d'écorchures sur son côté droit. "C'est dommage, mais mon travail était fait", a résumé Vermote.

"C'est de ma faute", a reconnu le coureur belge. "C'était un virage un peu bizarre. J'étais distrait et j'ai commis une erreur avec ma pédale. Je suis tombé. Je pense que j'étais un peu fatigué, c'est ce qui m'a poussé à la faute. Ils m'ont demandé de rouler jusqu'à ce que je tombe et c'est ce qui est arrivé (rire). Mais bon, mon travail était fait. Dylan (Teuns) et moi devions travailler jusqu'à cinq tours de la fin et ne pas laisser les leaders prendre trop d'avance. C'est ce qu'on a fait. L'objectif était de durcir la course autant que possible. Et après c'était à Tim (Wellens) et Tiesj (Benoot) de jouer. Et regarde, Tim était dans l'échappée. Nous étions dans un fauteuil: Tim était un candidat à la victoire et les autres leaders étaient encore frais."

Vermote s'est procuré des écorchures sur son côté droit, au genou, à la jambe et aux côtes. Son maillot et son short étaient en lambeaux. "J'ai un peu mal, mais ce n'est pas grave. C'est dommage de ne pas avoir rejoint l'arrivée, mais bon, même sans la chute c'était difficile. Quand tu passes toutes la journée en tête du peloton, ce n'est pas évident. Je n'étais pas venu pour terminer la course, je devais la contrôler, travailler dur, et c'est ce que j'ai fait. Je suis content de mon travail."