Cyclisme Esseulé dans la finale, Greg Van Avermaet était trop loin quand le bon coup est parti.

La dixième participation de Greg Van Avermaet a Milan-Sanremo n’aura pas plus souri au Flandrien que les précédentes. Dans la finale, alors qu’il se sentait pourtant très bien, le champion olympique a dû suivre de loin les débats. C’est du deuxième rang qu’il a vu Peter Sagan démarrer sur le Poggio.

"Oui, je l’ai vu partir, mais j’étais trop loin", pestait-il quelques instants après en avoir fini, tandis que son soigneur le rafraîchissait sur la Via Roma. "C’est dommage parce que j’avais l’impression que j’aurais sans doute pu le suivre."

S’il n’a pu accompagner "son meilleur rival", le coureur de BMC le met sur le compte de son mauvais positionnement et à son relatif isolement dans les derniers kilomètres.

"Malheureusement, j’étais déjà trop loin au bas du Poggio", expliquait-il. "J’avais trop peu de mecs avec moi après la Cipressa. Je n’avais plus qu’un seul équipier, Caruso. Il a fait de son mieux, mais ce ne fut pas suffisant. Entre le bas de la descente de la Cipressa et le pied du Poggio, on venait me frotter et on me passait de tous les côtés et on me frottait. Je pense que dans le dernier kilomètre avant le virage en épingle, j’ai perdu trente places."

Dans un groupe qui filait à toute allure sur les pentes du Poggio, Greg Van Avermaet est remonté petit à petit mais pas assez pour arriver à hauteur du champion du Monde.

"J’avais compris que ce serait dur", dit-il. "Quand Sagan est parti, il y avait plusieurs coureurs entre lui et moi. Il y avait trois, quatre gars entre lui et moi et ils ont laissé un trou. La course était finie car à ce moment je savais que ce serait très difficile de revenir."

Le double vainqueur du Nieuwsblad ne peut tenter de se consoler qu’avec les bonnes sensations ressenties durant la course, à quelques jours du début des classiques flandriennes.

"Je suis déçu", dit-il. "Je suis passé troisième en haut de la Cipressa et quatrième au Poggio, mais les trois premiers étaient partis… Que Kwiatkowski ait gagné et montré que Sagan pouvait être battu ne fait pas mon affaire. Tout comme le fait qu’on peut démarrer sur le Poggio et jouer la gagne en échappant aux sprinters. Ça reste une énorme déception, mais j’ai quand même un bon sentiment après la course. Même si ça ne me rapporte rien, j’aurais préféré revenir avec un bon résultat."