Cyclisme Deuxième à Roubaix, Greg Van Avermaet a laissé passer une belle chance, mais il promet de recommencer. Dès ce mardi ?

"Je veux faire un bon Tour de France, mon but, c’est de gagner une étape, il me reste deux semaines…"

Battu au sprint par John Degenkolb dans l’étape qu’il avait pointée, Greg Van Avermaet n’a pas abandonné tout espoir de revenir à Paris avec le bouquet du vainqueur d’une étape.

"Il y aura encore des occasions", dit le Flandrien qui possède désormais sept lions en peluche, symboles des maillots jaunes portés. "Je n’ai pas été très satisfait de la première partie de ma saison, je veux faire mieux durant ce Tour de France. Dans les grandes étapes de montagne, je ne dois pas espérer grand-chose, mais entre elles, je veux encore tenter ma chance."

Après avoir encaissé sa défaite dans le sprint face à l’Allemand, le Belge a vite tourné la page et tenté de se remotiver. "Je dois me montrer satisfait de ma semaine, disait le Waeslandien. Nous avons gagné le chrono par équipes à Cholet et porter le maillot jaune durant sept jours, c’est quelque chose. À partir de mardi, après la journée de repos, je vais m’amuser."

Au récent Tour de Suisse, le champion olympique s’est montré régulièrement très fort en montagne, même s’il n’a pu concurrencer les meilleurs grimpeurs, évidemment. "Je vais essayer de défendre ce maillot, sourit Van Avermaet. Ça m’est arrivé de gagner sur un parcours très dur comme au Lioran, il y a deux ans."

Deux jours plus tard, faisant sien l’adage qui veut que la meilleure défense est souvent l’attaque, le Flandrien était parti à l’offensive en montagne. "Peut-être vais-je à nouveau tenter de m’échapper mardi avec le maillot jaune sur le dos", poursuivait le coureur de BMC.

Avec la perte de Richie Porte, la formation américaine a connu une journée particulièrement difficile, à laquelle le Belge aurait pu apporter un peu de baume. "Ce fut un jour très chaotique, admettait Van Avermaet. Nous étions ici avec l’espoir de voir Richie monter sur le podium. Pour lui, c’est très dur. Ce sera difficile de s’en remettre car c’est la deuxième fois de suite qu’il est éliminé sur une chute, heureusement moins grave que l’an dernier. J’espère pourtant qu’il pourra s’en remettre, il n’est plus tout jeune (NdlR : l’Australien a 33 ans). Nous allons devoir changer notre fusil d’épaule, espérons que Tejay (Van Garderen) puisse prendre sa place et obtenir un bon classement."

L’ancien n°1 mondial ne savait pas alors que son équipier américain avait perdu près de six minutes, même s’il savait qu’il avait chuté.

"Moi-même, j’ai évité deux fois de très peu la chute d’un Sky, tombé juste devant moi, Froome d’abord, puis Kwiatkowski, dans des endroits où l’on ne s’y attendait pas, témoignait-il. J’ai eu de la chance, cela m’a permis de jouer la victoire finalement. J’ai tenté plusieurs fois de sortir, puis on a pu sortir à trois. Le mérite en revient à Lampaert, qui était très fort. J’avais le sentiment que je pouvais gagner, j’étais confiant dans mon sprint, car je suis assez rapide, surtout après une course dure, mais cette étape faisait trois heures trente, pas six heures. Dans le sprint, j’ai sans doute trop attendu, j’aurais dû attaquer ou lancer le sprint plus tôt, mais ça, ce sont des explications qu’on cherche après la course. Je suis quand même très déçu, même si deuxième, c’est pas mal, mais gagner une étape avec le maillot jaune sur le dos, cela aurait été une belle photo."