Cyclisme Greg Van Avermaet veut donner de l’éclat à sa saison en remportant une troisième étape sur le Tour de France.

Figure centrale de la formation BMC durant toute la campagne des classiques, Greg Van Avermaet avait laissé jeudi les projecteurs du Vendéespace de La Roche-sur-Yon se braquer sur Richie Porte, leader de la formation américano-suisse pour ce Tour de France. À l’aube de sa sixième Grande Boucle, le Waeslandien se prépare à aborder l’une des semaines les plus importantes de son année… et de sa carrière puisqu’il devrait poser le choix de son futur dans les prochains jours

Greg, vous avez déjà remporté deux étapes sur le Tour de France, une en 2015 et l’autre en 2016. Aurez-vous la liberté de viser un troisième succès sur la Grande Boucle cette année ?

"La priorité de l’équipe est de tenter d’amener Richie Porte sur le podium final à Paris, mais je ne pense pas que cela soit incompatible avec certaines ambitions personnelles. Par le passé déjà, j’ai su composer avec un leader pour le classement général. Lors de première semaine de course, j’ai identifié trois réelles opportunités : l’étape de Quimper (5e étape, que certains comparent déjà à un petit Liège-Bastogne-Liège) , celle de Mûr-de-Bretagne (6e) et la journée des pavés (9e) . Cette dernière pourrait d’ailleurs constituer ma meilleure chance mais il faudra voir comment la course se décante. Au-delà de cela, je serai attentif à toutes les opportunités puisque le vent pourrait jouer un rôle important dans la première partie du Tour."

L’année dernière, vous aviez été assez critique à l’égard des organisateurs qui ne proposaient, à vos yeux, que trop peu d’occasions pour les spécialistes de classiques. Ce tracé 2018 a-t-il modifié votre position ?

"Non, au contraire. Les opportunités seront plutôt rares cette année pour des coureurs comme moi et je trouve cela assez dommage. Si vous n’êtes pas un pur sprinter ou un spécialiste de la montagne, il est tout de même assez compliqué d’espérer lever les bras. Les scénarios de course sont donc moins ouverts et la liste des prétendants au succès assez restreinte. C’est dommage… Je crois que les gens vibreraient davantage devant leur télévision avec des profils plus variés."

Le contre-la-montre par équipes constitue l’une des spécialités de votre équipe et pourrait déboucher sur l’opportunité d’endosser le maillot jaune. Est-ce un objectif ?

"L’objectif, c’est surtout de gagner ce chrono collectif, placé en début de course (3e étape). Cela constitue même le principal objectif de l’équipe lors d’une première semaine de course dont il conviendra de sortir indemne. Le maillot jaune atterrirait alors pratiquement automatiquement dans nos rangs."

Votre printemps n’a pas véritablement répondu à vos attentes. Votre motivation est-elle, du coup, décuplée ?

"On est toujours motivé au moment de prendre le départ du Tour de France (rires) ! Mais il est vrai que j’aimerais donner un peu de couleur à ma saison. Et quel plus beau moyen que de remporter une étape sur la plus grande course du monde ?"

Votre futur alimente de nombreuses conversations. Avez-vous déjà posé votre choix ?

"Non, je peux vous l’assurer. Les choses pourraient toutefois bouger dans les prochains jours, voir même d’ici au lancement de ce Tour de France. Je déciderai très probablement de mon avenir la prochaine semaine. J’aurais pu poser mon choix plus vite mais je ne souhaitais pas poser celui-ci sous l’effet de la pression et désire ne nourrir aucun regret par après. Le mercato ressemble souvent à une sorte de gigantesque puzzle dont les pièces doivent, à un moment, s’emboîter."

Cette situation génère-t-elle un stress chez vous ?

"Non, je sais que je serai toujours pro l’année prochaine et qu’il y a de l’intérêt concret pour la personne et que BMC reste une piste. Cette situation est cependant nouvelle pour moi car je n’avais jamais décidé de mon avenir aussi tard."