Cyclisme L’Allemand quittera en fin de saison l’équipe à laquelle il a offert 93 victoires en huit ans.

C’est la fin d’une époque pour l’équipe Lotto-Soudal. La formation belge a décidé de se séparer d’André Greipel à la fin de cette année. Le sprinter allemand a été un des piliers du groupe de Marc Sergeant, depuis son arrivée au début de la saison 2011, parfois même celui sur les épaules duquel tout reposait ou presque, au point de vue résultats en tout cas.

En un peu moins de huit ans dans le groupe sportif world tour belge (Omega Pharma-Lotto, puis Lotto-Belisol, Lotto-Soudal enfin), le Gorille de Rostock a conquis pas moins de 93 (plus douze critériums) des 153 succès qu’il compte chez les professionnels. Il a par exemple gagné onze étapes du Tour, cinq étapes du Giro, la Vattenfall Cyclassics ou trois titres nationaux sous le maillot Lotto.

Depuis quelques semaines, et l’annonce de la future arrivée du sprinter australien Caleb Ewan, dans six mois, il était évident que le mariage entre Greipel et son équipe battait de l’aile, mais les deux parties avouaient être toujours en pourparlers. Au départ de la 15e étape, ce dimanche, à Millau, Paul De Geyter, manager général de l’équipe depuis onze mois, affirmait même que la prolongation était en bonne voie. Mais deux heures plus tard, tombait le communiqué de divorce.

Cette saison, Greipel, qui a eu 36 ans lundi dernier, a gagné six courses mais sur le Tour, où il s’est classé 3e à Sarzeau (2e à Amiens où il a été déclassé), l’Allemand n’a pu aller au-delà de la 12e, jeudi vers l’Alpe d’Huez. Si le successeur de Greipel chez Lotto-Soudal semble connu (Caleb Ewan), l’avenir de l’Allemand est plus flou.

Son nom, ainsi que celui de son fidèle lieutenant Marcel Sieberg, dont le futur est lié à celui de son compatriote (il a confirmé son départ sur Twitter), ont été cités chez Bahrain Merida et Fortuneo-Samsic.