Cyclisme

Eric Van Lancker, un des rares qui a enlevé l’Amstel et LBL, est sous le charme de Gilbert

LIÈGE C’est revêtu du survêtement de Garmin-Cervélo que vous croiserez désormais Eric Van Lancker, un de nos champions les plus méconnus.

“Je suis directeur sportif dans l’équipe américaine depuis le Tour du Pays Basque et jusqu’à la fin de la saison”, dit le West-Flandrien, citoyen de Tiegem, en plein cœur des Ardennes flamandes. “Je suis heureux d’être revenu dans les pelotons, ça me manquait. J’ai toujours été mésestimé, quand j’étais coureur et après aussi. Pourtant, j’ai un beau palmarès, je trouve (il a gagné quatre classiques et des étapes à Paris-Nice, au Giro et même au Tour, quand bien même il s’agit d’un chrono par équipes). Mais je n’avais sans doute pas une grande g…, comme certains qui se mettaient en évidence de la sorte.”

Le Flandrien, qui combine donc son nouveau job avec son travail à l’école de cyclisme de sa province, à Bruges, a gagné l’Amstel et Liège-Bastogne-Liège, notamment.

Il est sous le charme et impressionné par Gilbert.

“Quelque part, on est un peu le même genre de coureur”, dit Van Lancker. “Il est un peu plus fort que moi (il sourit), mais j’ai aussi fini 2e en Lombardie. Sincèrement, je ne le pensais pas capable de gagner la Flèche. Je croyais le Mur trop pentu pour lui et, surtout, je pensais qu’il se réserverait pour Liège, la course dont il rêve.”

Van Lancker ne voit pas qui, ni comment, on pourra devancer le Liégeois aujourd’hui.

“Il est vraiment très impressionnant”, poursuit notre interlocuteur. “On l’a vu aider ses équipiers à l’Amstel et encore gagner le sprint en puissance, puis écraser les grimpeurs dans le Mur de Huy… Il est en super-condition, il a une très bonne équipe autour de lui et, pour moi, la Lombardie, c’est plus dur encore que Liège. Bref, je ne vois pas qui peut le battre, mais nous allons, évidemment, tout faire pour y arriver.”



© La Dernière Heure 2011