Cyclisme En 1995, le Français et son arme secrète avaient crucifié Fondriest au sprint.

En 1995, Laurent Jalabert, alors n°1 mondial, remporte Milan-Sanremo.

"Une semaine auparavant, j’avais enlevé mon premier Paris-Nice, se souvient-il. Ça avait été un déclic, j’étais en confiance. Maurizio Fondriest venait de gagner Tirreno, nous étions les deux grands favoris. J’avais l’habitude, après Paris-Nice, de rester quelques jours sur la Côte d’Azur. J’allais m’entraîner dans l’arrière-pays niçois et je pouvais reconnaître le parcours de Sanremo. J’avais repéré un endroit pour attaquer sur le Poggio. "

Mais le Français avait été précédé par son rival italien.

"Fondriest a attaqué cinq mètres avant moi, dit-il. J’étais dans sa roue et j’ai suivi. Heureusement, car il allait super vite, il était fort. C’était impressionnant. J’étais à fond dans sa roue. Mais heureusement, j’avais un truc cette année-là, je roulais avec un petit pignon arrière de 11 dents."

Ce qui lui permit de faire la différence.

"Personne n’avait cela à l’époque, poursuit Jaja. Je l’avais mis sur la Vuelta l’année d’avant et j’avais gagné cinq étapes (NdlR : en fait sept étapes !). Quand j’étais lancé, wouf (il avance d’un pas), c’était comme un turbo. J’avais 52-46 comme plateaux avant. Dans le sprint, j’ai démarré et l’écart s’est creusé. C’est pour cela qu’il ouvre les bras sur la ligne, en signe d’impuissance. "

À l’époque, les puncheurs pouvaient s’échapper dans le Poggio.

"Beaucoup a changé depuis, dit-il. Dans chaque équipe, il y a des solutions pour un sprint. Cette année, Philippe Gilbert veut gagner. Il ne peut attendre le sprint, mais dans son équipe, il y a Viviani et Alaphilippe. Il y aurait même dû y avoir Gaviria (NdlR : qui s’est cassé la main). Quick Step va essayer de jouer toutes ses cartes, on verra comment ça marche."