Cyclisme Le puncheur a été un des offensifs de la journée, finissant sixième d’une épreuve remportée par Kennaugh

"Je suis prêt pour rouler une course dure, mais ici, ce n’est malheureusement pas très exigeant."

C’est ce que Jan Bakelants nous avait déclaré au départ du Grand Prix Pino Cerami. Le puncheur belge se montrait à la fois enthousiaste, impatient et un peu déçu de ne pas avoir un parcours plus exigeant à se mettre sous la dent de son dérailleur arrière. Mais celui qui effectuait sa… troisième reprise de la saison s’est directement rassuré sur l’épreuve wallonne. Il y a intégré l’échappée du jour composée de onze hommes. "Les jambes tournaient très bien, cela revient bien", glisse dans un sourire celui qui s’est laissé pousser la barbe. "Je suis assez content de mes sensations. Surtout quand j’ai fait l’effort pour rejoindre la bonne échappée en sortant dans un contre. Je suis revenu vite, j’avais un bon coup de pédales. Je me sentais bien dans la chaleur. Malheureusement, l’orage a tout changé."

Juste avant l’arrivée des coureurs sur le circuit local, de grosses averses ont rafraîchi les spectateurs et les coureurs. "Mais moi, cela ne m’a pas fait du bien", peste le coureur d’AG2R-La Mondiale. "Après, je n’avais plus les mêmes jambes. Et puis, je n’aime pas ce genre de course, qui n’est pas assez difficile pour moi. En plus, j’étais seul devant, je devais tenter de contrôler. Ce n’était pas évident."

Et Peter Kennaugh, qui avait Saramotins avec lui, est parti seul vers la victoire dans le final. "C’est dommage, mais je le répète, je suis satisfait de ma rentrée", termine-t-il. "Je reviens d’un stage en altitude à Livigno. Je n’ai fait que ça cet été. Mais je suis satisfait avec cette reprise. Maintenant, je vais enchaîner avec la course de Londres, ce week-end, le Tour de Pologne et la Vuelta."

Jan Bakelants revient de loin, lui qui avait été victime d’une grave chute au Tour de Lombardie (les images de son vélo accroché dans un arbre restent dans toutes les mémoires), où il s’était fracturé quatre vertèbres et plusieurs côtes, notamment. Il avait repris au printemps sur la Classic Loire Atlantique pour ensuite disputer huit autres courses, dont l’Amstel et la Flèche, avant d’être à nouveau à l’arrêt, pour une nouvelle opération, qui consistait à lui retirer toutes les broches placées dans son corps pour consolider ses blessures après son accident.

Il avait ensuite repris sur la Route d’Occitanie avant de partir s’entraîner en altitude. "J’espère une belle fin de saison", termine-t-il.